08/04/2012

St Césaire - Une grande fête au lavoir le 30 juin

patrimoineFrancis Brun, au centre, n'est pas avare d'explications.

L’association du Patrimoine de Saint-Césaire a tenu son assemblée générale à la salle municipale, rue de Mascard. C’était l’occasion pour le président Francis Brun de rappeler un moment important dans la vie de l’association : « Nous fêtons officiellement, cette année, son vingtième anniversaire. En effet, elle a vu le jour le 2 juillet 1992, même si l’idée de faire connaître et défendre le patrimoine saint-césairois était née l’année précédente. »

Dans le bilan de l’année écoulée, il évoquait des résultats très encourageants avec notamment la restauration achevée du four à chaux et l’entretien qui a été fait sur la partie végétale du site du moulin à vent.

patrimoineL’association met tout en œuvre pour que cette « colline remarquable », comme la qualifie Jean-Paul Fournier, soit reconnue au titre de patrimoine naturel forestier. Les autres projets ne manquent pas. La mise en valeur et le classement de l’église en font partie ainsi que la rénovation, nécessitant l’accord du propriétaire, du porche médiéval situé à la table de pierre. Ce porche était l’entrée du quartier du fort, ancien prieuré fortifié. L’association, relayant la paroisse, s’occupe aussi d’obtenir auprès de la Direction régionale des affaires culturelles, la rénovation du tableau mis à jour dans l’église. Le conservateur régional de cet organisme sera reçu dans quelques jours.

Francis Brun souhaite aussi célébrer comme il se doit ce vingtième anniversaire. « Une grande fête sera organisée le 30 juin, au lavoir. A cette occasion nous poserons la première plaque du circuit du patrimoine de Saint-Césaire. Avec le temps, c’est une quinzaine de lieux historiques qui seront signalés, explications à l’appui. Les gens pourront les découvrir lors de la ballade pédagogique prévue au programme. » Un rendez-vous à ne pas manquer.


Contact : Francis Brun, tél. 04 66 23 94 21 –
Site internet : http://patrimoine-st-cesaire.blogspot.com

03/11/2011

Mas Roman - Des soins pour la place Gallieni

GallieniAndrée Veyrat, une habituée de la place Gallieni, ravie des travaux engagés.

La municipalité a engagé les travaux pour rénover place Gallieni, véritable poumon vert du Mas Roman. Après plus de vingt ans d’existence, ce lieu avait besoin d’un coup de jeune. Dalles cassées, bois des bancs à changer ou encore remise en place de bordures soulevées par les racines des arbres, le comité de quartier s’inquiétait de la dégradation du site. Lucien Zammit, chargé de communication à la mairie annexe de Saint-Césaire, a compris l’intérêt de la requête et fait en sorte que le dossier soit accepté.

Andrée Veyrat est une habituée du lieu, elle habite au Mas Roman depuis sa création : « Pour les retraités c’est un endroit convivial, on peut y papoter tranquillement sous les arbres. L’été, je viens y chercher un peu de fraîcheur.  C’est bien que la Ville l’entretienne. Par contre il faut que tous les gens, jeunes et moins jeunes, le respectent, notamment les propriétaires d’animaux ».

24/10/2011

Saint-Césaire - Les petits élèves à l'école du goût

DSC01357 (Copier).jpgLilou Clary devant un auditoire très attentif.

Le récent article publié dans nos colonnes sur l’azerolier (lire Midi Libre du 15 octobre) a suscité l’engouement. C’est ainsi que tout naturellement Anne-Christine Blachère, enseignante à l’école maternelle de Saint-Césaire, a accepté la proposition de Lilou Clary : dans le cadre de la semaine du goût, faire connaître aux enfants les véritables fruits du terroir, ceux qu’on trouve dans le village.

Avec  Josette et Francis Brun, ardents défenseurs du patrimoine, ils ont donné toutes les explications sur l’azerole, la grenade ou encore la jujube. Les enfants étaient ravis d’entendre, par la voix de Lilou Clary, la version locale de la fable du Petit Poucet qui « avait semé des azeroles le long du chemin car il savait que les oiseaux, qui se délecteraient de la chair du fruit, en laisseraient le noyau dur comme une pierre, lui pemettant ainsi de retrouver sa maison. »  Mais leur ravissement ne s’arrêtait pas là : ils ont goûté la gelée et la pâte d’azeroles confectionnées avec beaucoup de patience et surtout d’amour par mamie Lilou. Nicolas résumait l’avis général : « J’aime trop ça, on dirait le goût de la pomme et de la noisette. »

Pour Anne-Christine Blachère, l’occasion était formidable : « Dès leur plus jeune âge,  il faut sensibiliser les enfants à la nature et au patrimoine, c’est à cette période qu’ils sont le plus réceptifs aux odeurs, au goût et à tout ce qui les entourent. Nous avons déjà fait un atelier cuisine en prélude à une fête de la forêt. Aujourd’hui cette initiative vient à point nommé. » Les enfants sont ensuite allés sur la colline du moulin à vent voir les azeroliers dans leur milieu naturel, autre sujet d’émerveillement.

DSC01362 (Copier).jpgDSC01365 (Copier).jpgDSC01352 (Copier).jpg

07/10/2011

Saint-Césaire - Le four à chaux, témoin du passé

four à chauxC’est sous la main experte de Maurice Roustan, restaurateur et conservateur du petit patrimoine, que la rénovation du four à chaux de Saint-Césaire a débuté. Le côté remarquable de ce four est qu’il le dernier sur la commune de Nîmes, véritable miraculé : « On peut imaginer qu’il date du XIXe siècle, confie Maurice Roustan. A l’époque, il fallait pour la construction d’un tel four, une autorisation préfectorale qui en définissait la durée d’utilisation. Passé ce délai, le four devait être détruit. Ici, seule la partie arrière a été enlevée. »

Le lieu d’implantation n’avait pas été choisi au hasard : « Il fallait qu’il y ait beaucoup de pierres, qui devenaient de la chaux une fois calcinées et du bois en abondance pour alimenter le four, poursuit Maurice Roustan. Ici c’était la pleine garrigue et les gens y trouvaient ces deux éléments à profusion. La chaux obtenue servait uniquement aux habitants de Saint-Césaire. »

Les fours modernes ont eu raison de leurs aînés fabriqués en pierres dont celui de Saint-Césaire reste le seul témoin d’un  riche passé.

07/07/2011

Mas Roman - Containers et branchages encombrent la rue Cartier

DSC04066.JPGLa rue Jacques Cartier n’avait pas besoin de ces végétaux déposés de façon sauvage. Déjà confrontée à un problème récurrent de containers à ordures laissés toute l’année sur le trottoir, face à une crèche de surcroît, elle voit augmenter les dépôts de toutes sortes : matelas, fauteuils, télévisions… et aujourd’hui des branchages.

Dolorès Coeffic, riveraine, ne comprend pas la façon d’agir de certaines personnes : « Pourquoi les gens ne vont-ils pas à la déchetterie qui est à 500 m ? Cela va faire trois semaines que ces branches ont été mises. Elles ont séché et le risque incendie vient s’ajouter au manque de sécurité pour les piétons et les automobilistes. Le problème des poubelles, et le manque d’hygiène qui en résulte, a été soulevé à de nombreuses reprises lors de réunions de quartier sans qu’une solution soit trouvée. Maintenant viennent s’ajouter les encombrants sauvages. Face à ces incivilités, que faut-il faire ? »

On retrouve les mêmes incompréhensions chez une dirigeante de la crèche l’Ile aux Trésors, directement concernée par ce déballage peu valorisant pour l’établissement, qui avoue presque résignée : « On a alerté plusieurs fois les services municipaux, notamment pour les poubelles, mais la situation n’évolue pas. On ne sait plus quoi faire. »

D’un avis général des habitants du quartier, même le service de ramassage des encombrants paraît se désintéresser quelque peu de la situation : à voir d’autres coins de rues, il semble que le nombre des tournées ait été fortement réduit.

Chacun espère qu’il y ait enfin un respect de l’environnement de la part de tous : bailleurs, habitants et service de ramassage.

23/05/2011

Mas de Cheylon - Au jardin, le bonheur tout simplement

DSC03786.JPGAux jardins ouvriers, le printemps annonce la fin de la torpeur. Il faut bêcher, semer, planter et arroser. La tâche peut paraître harassante mais il n’en est rien. Ici chacun travaille pour son plaisir, récolter « ses légumes » et se retrouver entre amis.

C’est en tous cas la philosophie adoptée par trois copains qui possèdent des parcelles devenues leur coin de paradis : Robert Atsmane, qui est aussi le surveillant des 245 jardins, André Gianotti, retraité bon vivant et Bernard Lagrange, le guitariste-peintre. Pour eux les maîtres-mots sont convivialité et joie de vivre.

Quand on demande à Robert si la surveillance ne pose pas de problèmes, c’est avec un large sourire qu’il répond : « Aucun ! Ici tout le monde sait qu’il y a un règlement à respecter et qu’il y va de l’intérêt de chacun de le faire. Les jardiniers sont des gens très avenants qui adorent se retrouver autour d’une table pour échanger des astuces et rigoler ». André, lui, adore le côtépratique, amical et festif du lieu : « C’est formidable de pouvoir servir à table des produits de nos récoltes qui ont un goût sublime. Même si en tant que retraité la terre me parait de plus en plus basse, je trouve toujours de l’énergie sous l’ombre des arbres, avec les amis. En plus on fait des repas en commun, que du bonheur ! » Pour Bernard, le jardin est synonyme de bien-être et d’inspiration : « Un cabanon, des fleurs, des légumes et du silence, quoi demander de plus ? » Mais attention, même s’il est fan des Rolling Stones, pas question pour lui de collectionner des cailloux au milieu de ses légumes. 

Ces bonheurs simples, les trois amis ne les échangeraient pour rien au monde !

DSC03783.JPGAprès le travail il y a le repos bien mérité.

23/04/2011

Mas Roman - Un avril très vert

DSC00188.JPGCe mois d’avril était l’occasion pour les élèves de l’école élémentaire du Mas Roman d’étudier la nature.

 Classe verte, cours théoriques et animations diverses figuraient au programme. Ainsi, les enfants ont réalisé des œuvres représentant des paysages ou des végétaux, exprimant leur vision sur le sujet. Ils ont eu droit aussi à des explications données à partir de modèles biens réels : les plantes et fleurs qui étaient exposées sous le préau de l’école. Quand aux parents et visiteurs, ils ont pu participer à cet échange et faire des achats leur permettant de décorer un massif ou une jardinière.

Le bénéfice de la vente permettra de financer des sorties. Les élèves pourront ainsi découvrir des sites où la nature est bien présente : le pont du Gard, l’oppidum de Nages ou encore Aigues-Mortes.

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