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18/05/2018

Canteperdrix - Pause zen pour un jardin de garrigue plein d'essences

DSC02551 (Copier).JPGMarie-Jo et Jean-Paul Fontaine dans leur petit paradis.

Au milieu de la garrigue, sur le chemin de Canteperdrix, le gîte de Baradot offre un véritable havre de paix. Il y a près de 50 ans, alors qu’ils cherchaient une maison dans la région, Marie-Jo et Jean-Paul Fontaine sont tombés amoureux du lieu : « Il n’y avait qu’un chalet dans cet espace de garrigue qui, bien que constructible, ne possédait ni eau, ni électricité, confie Jean-Paul. Nous avons eu le coup de foudre. » Pour Marie-Jo, « Dompter un hectare de nature sauvage ne nous paraissait pas insurmontable, nous étions jeunes. Notre idée était de repenser l’endroit pour mieux le préserver et éviter l’érosion tout en préservant les plantes et arbres existants. Néophytes, nous avons consulté de nombreux livres concernant la garrigue et son fonctionnement. Aujourd’hui c’est magnifique, les seuls problèmes étant la présence des sangliers et l’arrivée de la galéruque de la viorne qui attaque les feuilles. »

Une première étape consistait à débroussailler et tondre cette pelouse naturelle où cohabitent chèvrefeuille, thym, fétuque, bourrache, iris, coronilles et autres cistes, roses ou de Montpellier. « Pas question de passer la tondeuse, explique Jean-Paul, le sol est caillouteux et irrégulier. Je pratique les tailles au coupe-bordure, en juin et octobre pour maîtriser cette nature qui, sans arrosage, reste verte. J’ai réservé un espace à une taille plus haute pour des massifs à la française. »

DSC02552 (Copier).JPGLa découverte ne s’arrête pas là. Les anciens sentiers de chasseurs et les clapas qui les bordent ont été préservés permettant une balade au milieu d’essences enracinées depuis fort longtemps. Pin, laurier tin, olivier, chêne vert, arbre de Judée, arbousier, cade, térébinthe, orchidée et clématite sauvages, osiris ou encore nerprun alaterne sont autant d’espèces qui font bon ménage et offrent des senteurs et une palette de couleurs exceptionnelles. Devant la villa, un bassin avec poissons et plantes d’eau apporte une touche zen supplémentaire et un figuier révèle une histoire : « Je voulais un figuier arbre me rappelant ma jeunesse landaise, explique Marie-Jo. En 1969, dans une pépinière proche de Nîmes, un monsieur a écouté attentivement notre description du sol qui allait recevoir le plant et nous a fort bien conseillé, il s’appelait Philippe Lamour ».

Bien d’autres aspects auraient pu être évoqués mais il est temps de quitter ce magnifique jardin.

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