Accueil Nîmes Saint Césaire | Tous les blogs de Nîmes | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami


20/04/2018

Mas de Cheylon - Le potager, bonheur simple à cultiver

DSC02426 (Copier).JPGLes jardiniers ont acheté leurs premiers plants.

Il est l’un des plus vastes et beaux jardins potagers nîmois. Il offre une palette de 245 nuances qui varient au gré des saisons, comme autant de parcelles qui le constituent. Aux Jardins ouvriers de Nîmes, car c’est d’eux dont il s’agit, chaque jardinier bichonne la terre, apportant une touche personnelle dans la convivialité et le partage, comme l’explique Pierre Brante, l’un d’eux : « Cultiver permet de déstresser et apporte une grande leçon de patience et d’humilité. C’est un lieu de vie très convivial rempli d’échanges entre jardiniers, au niveau humain mais aussi cultures potagères, les plants en trop chez l’un finissant souvent chez l’autre ».

DSC02431 (Copier).JPGUn jardin potager vit au rythme des saisons, avec ses périodes d’activité intense, l’été, mais aussi ses périodes plus calmes. « Un jardin n’est jamais mort, poursuit Pierre Brante, la rotation est permanente. L’hiver est plus reposant, il y a moins de légumes, mâche, choux, poireaux ou épinards. Dès le printemps la grande activité repart. » C’est la période où les jardiniers achètent leurs plants de tomates, aubergines et autres plantes aromatiques, même s’ils sont nombreux à faire sous serre leurs propres semis. Les premiers espaces mis en culture et apparaissent alors les premières pousses, fleurs et légumes. La magie opère pour le plus grand bonheur de ceux qui l’ont conçue. Les premières récoltes laissent un goût inestimable. « Ramasser en mai une poignée de pois gourmands, la mettre dans la poêle avec quelques lardons, la déguster sous la treille avec un petit rosé frais, que du bonheur », se délecte déjà notre guide.

Le jardinage a aussi ses contraintes comme il l’avoue : « La préparation des sols, c’est beaucoup de travail. Il faut surveiller les cultures car les attaques de maladies ou d’insectes sont fréquentes. Je fais de la culture raisonnée, j’emploie des produits naturels pour lutter contre les attaques, comme le savon noir, et cela m’oblige à mettre plus de plants que nécessaire, sachant qu’une partie va être perdue immanquablement. Certains mettent des fleurs entre les plants pour éviter certaines attaques d’insectes. » C’est la dernière particularité des jardins potagers : ils sont aussi fleuris par les œillets d’Inde, contre les pucerons, les rosiers qui plus fragiles détectent en premier les maladies, ou tout simplement pour l’apport d’une note colorée et odorante.

Bien soignée, la nature est belle et généreuse.

Les commentaires sont fermés.