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25/01/2018

Pissevin : la rue Daumier entièrement dédiée aux enfants et ados

DSC02078 (Copier).JPGLes responsables d'associations calent les derniers détails.

« La rue aux enfants » va voir sa deuxième édition le mercredi 14 février à Pissevin. Cette manifestation est initiée et pilotée par l’association Paseo à laquelle s’associent vingt-cinq associations et institutions gardoises. Elle va permettre aux enfants du quartier de s’approprier tout un espace public, la rue Daumier qui sera fermée pour l’occasion de 11 heures à 17 heures, pour profiter des ateliers qui leur seront proposés.

Carole Depit, directrice de l’association, en présente les grandes lignes : « Ce projet, présenté sur tout le territoire National, est porté par un collectif national baptisé « Rue de l’avenir ». Cette deuxième édition à Pissevin verra la rue Daumier entièrement dédiée aux activités pour les enfants et adolescents dans les domaines qui les concernent particulièrement comme le sport, les loisirs, la culture, l’écologie, afin de les faire travailler en amont. Il y aura aussi une activité autour de la photographie et une animation radio. Enfants et parents seront au centre de ces animations et tout est prévu pour que chacun se retrouve concerné et puisse s’exprimer aussi sur l’avenir de leur quartier, la façon dont ils souhaitent le voir évoluer. »

Pour la décoration du lieu, une idée originale mettra en évidence le talent de tricoteuses bénévoles. L’association Le petit atelier, du Chemin-bas d’Avignon, demande à des tricoteuses bénévoles souhaitant participer à la fête de réaliser des pièces simples, en tricot, tissage ou autre qu’elles feront parvenir au Petit atelier ou aux Mille couleurs. L’assemblage des pièces permettra la réalisation d’une œuvre de street art qui sera exposée. « Nous souhaitons mobiliser tous les habitants, poursuit Carle Depit. Ceux qui souhaitent faire partager leurs talents ou participer à la préparation et à l’animation de la manifestation sont les bienvenus. » Une troisième édition est programmée pour le 30 juin.

Cette manifestation n’est qu’une des activités proposées par l’association Paseo : « Nous proposons aussi un espace numérique en accès libre aux habitants, la maison digitale, où tous les trois mois un groupe de six femmes s’initie aux joies d’internet. Cependant avec La rue aux enfants l’idée de départ est de montrer aux pouvoirs publics que la circulation dans la rue Daumier, près de l’école, est très dangereuse pour les enfants et qu’il faut la mettre en zone piétonne ».

Contacts : Paseo, tél. 04 66 84 78 74 et Le petit atelier, Véronique au 06 84 95 98 56.

Carémeau - Un rond-point champêtre

DSC02067 (Copier).JPGLe rond-point situé à la jonction du chemin du Carreau de Lanes et de la rue Vatel a été réaménagé de belle manière. Un constat dressé par les nombreuses personnes l'empruntant chaque jour.

La création de petites terrasses retenues par des pierres sèches rappellent les bancèls qui existaient autour des mazets qui étaient légion dans la garrigue nîmoise. Les barrières en bois posées le long des trottoirs sont aussi de bon goût. Ce rond-point s’intègre parfaitement dans le peu qu’il reste de l’ambiance champêtre d’autrefois.

21/01/2018

Saint-Césaire - 1750, Rabaut échappe à la mort. Retour sur un un fait divers mettant en scène le célèbre prédicateur

001.jpgLe numéro 151 de la rue de l’Église au début du XXe siècle.

Ce fait divers a du passer pour presque banal à l’époque mais il montre l’ambiance qui régnait à Saint-Césaire dans les années 1750, ainsi que les rôles importants qu’ont joué les habitants du hameau. Francis Brun, président de l’association du Patrimoine de Saint-Césaire et véritable passionné de l’histoire du village, en raconte les détails.

« Il faut se mettre dans le contexte de l’époque des années 1750. La guerre de Religion n’est pas finie, il faudra attendre le traité de Versailles. La religion protestante est interdite et Saint-Césaire, un petit hameau constitué de quelques maisons et fermes regroupées face à l’élise, au lieu dit de la Table de pierre, appelée aujourd’hui place de Table ronde, est surtout un fief du protestantisme. Il n’y a pratiquement que des protestants parmi la population. A l’écart du village, au carrefour des actuelles rues de l’Église et de la Vieille-école inexistantes à l’époque, il y a la ferme Huguet, connue encore de quelques  Saint-Césairois comme mas du Nid, qui jouxte aujourd’hui l’école. Son rôle est très important car, loin de toutes les  agitations de la ville, elle sert de base de repos discrète aux ministres de la religion réformée et aux prédicateurs. Il est facile de comprendre que son propriétaire, Monsieur Huguet, est un protestant militant. »

Et l'historien de poursuivre : « Paul Rabaut, ministre du culte protestant connu, y vient souvent pour se reposer et tenir des assemblées secrètes. Un jour il est dénoncé (par qui ?) et les dragons du roi arrivent à la ferme. Il s’enfuit en courant, contourne certainement l’église et entre dans la première maison face à lui, l’actuel 151 rue de l’Église, celle d’une protestante, la Margueridasse. Là il a une chance miraculeuse : les bâtisses abritent presque toutes une citerne sous terre pour recueillir l’eau, suffisamment grande pour abriter un homme. Paul Rabaut se cache dans cette citerne, ce qui lui sauve la vie. » Cette situation de conflit religieux durera jusqu’à la Révolution, quand le protestantisme sera reconnu comme religion. Paul Rabaut décèdera en 1794. Il était le père de Jean-Paul Rabaut Saint-Etienne, pasteur ayant participé entre autres à la rédaction nîmoise des cahiers de doléances pour les États généraux et d’un article des Droits de l’homme et qui mourra guillotiné en 1793.

10/01/2018

Mas Roman - Laurent Caron ouvre sa biscuiterie, tout Un monde de douceurs

DSC02042 (Copier).JPGLaurent Caron expose gourmandises sucrées et salées.

Doté d’un talent exceptionnel, Laurent Caron nous invite dans sa première boutique, au Mas Roman, pour découvrir ses créations, véritables bijoux enchanteurs de papilles.

Plus de quarante épiceries fines vendent les produits de cet artisan reconnu (Midi libre du 25/01/2016), avec en parallèle des commandes de gâteaux. Ce succès entraîne d’agréables contraintes. « Mon laboratoire était devenu trop petit, explique-t-il. Ce local plus grand me permet aussi d’exposer mes produits ».Originalité du lieu, une vitre située entre l’espace vente et le laboratoire permet aux clients de voir l’artisan œuvrer. « Je trouve cela sympathique, ils peuvent se rendre compte du travail réalisé ».

Ce véritable écrin abrite toutes sortes de gourmandises sucrées ou salées, composées en grande partie à base de produits locaux : « J’y attache beaucoup d’importance car je suis sûr de leurs qualités que ce soit le piment doux des Cévennes de Christian Colautti, le miel de Gérald Méger, la farine du moulin de Sauret ou le sel de Camargue pour les petits caramels ou délices d’amandes ». Chaque biscuit a une consistance, une texture et un goût différent. Moelleux, croquants, cassants ou fondants, tous sont craquants tel le caladon revisité, tuile au miel avec amandes effilées très cassantes, agrumes, fève de tonka et grué de cacao, le petit pavé à la figue composé d’un sablé breton moelleux avec une figue sèche à l’intérieur et cristallisé sur le dessus ou les sablés madeleines et macarons. La référence reste le délice aux amandes, un caramel aux amandes torréfiées coulé sur un fond de biscuit sablé et recouvert de chocolat, une « tuerie ».

La gamme des salés présente ses originalités avec le croquant au piment doux ou aux olives et herbes de Provence, ou le pavé ail et persil sur une base de canistrelli. La boutique va s’ouvrir à la pâtisserie fine. De l’éclair classique aux entremets décorés et verrines, la palette sera large avec des gâteaux se distinguant des standards.

L’imagination de Laurent Caron s’attarde aussi sur les événements particuliers tels Noël, la Saint-Valentin, Pâques ou, plus inattendu, la fin de l’année scolaire avec des objets d’écoliers reconstitués en biscuit, chocolat, pain d’épice... De nombreuses idées cadeaux et produits locaux sucrés sont proposés. Une nouvelle adresse gourmande à découvrir du mercredi au samedi de 9 heures à 12h 30 et 13 heures à 19 heures.

Biscuiterie Caron, 440 rue de l’Espoir, Mas Roman à Nîmes. Tél. 06 46 42 48 19.

Saint-Césaire : les riverains de l’avenue Fleming perdent patience

IMG_20171217_1014241.jpgIls n’en peuvent plus ! Certains riverains et entrepreneurs de l’avenue Fleming, dans sa partie située entre l’avenue Fayolle et l’avenue Pavlov, ne comprennent pas et se demandent jusqu’à quand va durer leur calvaire.

En cause un remplacement de conduite d’eau qui s’éternise. « L’avenue est en chantier depuis des mois, confie ce riverain. Bien sûr ces travaux sont nécessaires, on le comprend, mais ils paraissent anormalement longs et la chaussée présente de réels dangers pour les deux-roues notamment avec des trous profonds et du gravier qui part dans tous les sens. Sans parler des dégâts occasionnés aux clôtures ou piliers par certains engins. »

Un entrepreneur, lui aussi, ne comprend pas la lenteur du processus : « C’est impensable, il y a toujours quelque chose qui ne marche pas et qui doit être refaite. Pour nous cela devient problématique et cette avenue ne ressemble à rien ». Tout le monde espère un raide retour à la normalité et à une réfection de la voirie digne de ce nom.