25/09/2017

Pissevin - Le relais Saint-Pierre a fêté ses cinquante ans d'existence

DSC01525 (Copier).JPGLe père Cauvas, deuxième à gauche, a présenté l'exposition.

Le Relais Saint-Pierre, qui est pour de nombreux habitants l’église Saint-Pierre, a fêté, dimanche 17 septembre ses cinquante ans d’existence. Pour l’occasion, une très belle exposition de photographies accompagnées d’explications retraçait son histoire. C’est cette histoire que le père Serge Cauvas, curé de la paroisse, nous a racontée : « En 1962, de nombreux rapatriés sont venus augmenter la population en place dans ce quartier. Les membres de l’importante communauté chrétienne qui s’implantait ont voulu avoir un lieu pour se retrouver et échanger. Ils ont bâti un petit hangar, vers l’endroit occupé par la station-service aujourd’hui, qu’ils ont appelé Notre-Dame de la Baraque, lieu bien nommé. En 1967, la municipalité nîmoise leur a attribué l’espace actuel sur lequel ils ont construit le Relais Saint-Pierre ».

Le nom de relais plutôt qu’église surprend les néophytes mais trouve tout son sens dans la volonté essentielle de ces chrétiens. « Ils ont donné le nom de relais et non d’église car ils voulaient un lieu de ressourcement et célébration pour soutenir leur présence active dans ce quartier alors en pleine construction, poursuit le père Cauvas. Ils avaient à cœur de s’impliquer dans les différents organismes sociaux comme parents d’élèves, comité de quartier ou secours catholique et ce relais était là pour montrer qu’ils étaient au service de tous. D’ailleurs, l’architecture de l’église n’est pas neutre, elle ne domine pas et se trouve, au contraire, bien insérée dans le quartier en rappelant aux chrétiens qu’ils ont à être sel de la terre, artisans de fraternité ».

Depuis les choses ont changé : « Il y a eu une évolution démographique, la population est devenue très mobile. En dix ans le quartier est devenu multiracial, il s’est aussi paupérisé. A ce sujet il convient de souligner l’action des associations qui favorisent l’ouverture et le lien social. Nous sommes en très bons termes avec elles ce qui nous permet de créer des actions en commun, avec beaucoup d’échange et de collaboration comme la galette des Rois que nous avons instaurée à l’origine et que nous organisons aujourd’hui avec d’autres, pour réunir les plus démunis et qui sont le plus dans la solitude, conclut le père Cauvas ».

Une messe a été célébrée pour l’événement, avant le partage d’un repas.

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