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30/04/2017

La Bastide : Open équestre avec la Tour Magno Gardiano

DSC00400 (Copier).JPGL'épreuve de maniabilité.

Pour les cavaliers qui aiment le challenge, l’open de printemps organisé par la Tour Magno Gardiano est certainement la journée qu’il ne faut pas rater. Le dimanche 23 avril, dans les espaces de la Bastide, ils ont pu tester leur niveau tout au long des différentes épreuves traditionnelles du pays camarguais : maniabilité, tri de bétail de Camargue et parcours de pays avec gase. « Ce sont près de cent-soixante cavaliers venus de différents clubs de la région qui s’affrontent aujourd’hui, explique Gérard Valette le président du club. Ils ne sont plus à l’entraînement mais dans la compétition, ce qui donne à ce rendez-vous un caractère exceptionnel et qui fait monter un peu la pression chez les concurrents. »

Julien Perrin, président des Ecuries Volteo à Caissargues, adhère totalement à cette analyse : « J’ai débuté ici et c’est chaque fois un bonheur de retrouver les amis. A Volteo on prépare les cavaliers au spectacle, avec dressage et voltige. Cette compétition accepte toutes les montes, cheval de Camargue ou espagnol, elle permet à nos élèves d'évaluer leur progression et cela dans un autre environnement que celui habituel. Ici il y a de l’espace, une organisation parfaite et surtout une grande convivialité. C’est la journée idéale. »

Le spectacle, haut en couleur et en qualité, a conquis un public venu très nombreux, comme chaque année. Les dirigeants de la Tour Magno Gardiano n’en sont que plus motivés pour préparer la fête du club qui aura lieu le dimanche 21 mai. L’événement s’annonce spectaculaire avec concours de ferrades, abrivados et présentation de carrousel. Les inscriptions se font au 06 42 58 98 91.

29/04/2017

Carémeau - Les modélistes ferroviaires affichent leur passion

DSC00373 (Copier).JPGDes modèles à l'échelle zéro très fidèles aux originaux

Pour la deuxième année consécutive, les salons de l’hôtel Vatel ont accueilli, samedi 22 avril, soixante-cinq fabricants professionnels ou amateurs européens, de modèles réduits ferroviaires à l’échelle zéro (1 : 43,5).

DSC00363 (Copier).JPGPour Michel Louette membre de l’association des Amateurs constructeurs (Amco) et organisateur de cette manifestation internationale, celle-ci revêt une grande importance dans le milieu du modélisme : « La présence de grands professionnels mondialement connus, comme Fabio Ravasini, Lorenzo Lombardi, Thierry Magrou ou Patrick Fastelli, en est la preuve. Il y a surtout ce moment de partage et d’amitié qui lie les passionnés que nous sommes. Cette rencontre permet aussi les échanges entre fabricants sur l’évolution des techniques. Enfin, c’est l’occasion de voir quelques modèles uniques, certains valent plusieurs milliers d’euros ».

DSC00366 (Copier).JPGFabio Ravasini loue sans partage ce moment : « Ici chacun montre sa capacité de création, il n’y a pas de concurrence mais de la complémentarité. C’est toujours instructif de voir comment travaillent les autres. La France est différente des autres pays, on y trouve beaucoup plus de passionnés ». Patrick Fastelli est à la tête de la plus vieille maison française de modèles ferroviaires type laiton, Locodiffusion, située à Tornac près d’Anduze : « Depuis 1971 nous créons des modèles, échelle HO ou zéro, qui demandent beaucoup de précision, c’est pour cela faisons aussi appel à des fondeurs d’art ».

Tous ces artistes créent, usinent et assemblent leurs pièces de collection à la main, mais ils savent que des nouvelles techniques, comme l’imprimante 3D, vont dans un prochain avenir modifier sensiblement leur façon de travailler. Déjà l’utilisation de l’électronique est devenue courante, certaines machines sont digitalisées, sonorisées et la fumée d’échappement de machines à vapeur est réalisable. Cette exposition montre la face cachée du merveilleux monde du modélisme, dommage qu’elle ne soit pas ouverte au public. « J’y songe, avoue Michel Louette, mais l’organisation prend une autre dimension. »

DSC00354 (Copier).JPGThierry Magrou et Michel Louette

DSC00360 (Copier).JPGThierry Magrou, professionnel de Montpellier explique la naissance d’une locomotive en modèle réduit. « Pour cette BB 1500 de 1921 ex-Compagnie du Midi, il y a environ huit mois de travail après avoir reçu la documentation du service archives de la SNCF qu’il faut remercier. Je redessine la machine à l’échelle zéro pour concevoir l’ensemble de tôle qui, mis en forme, donnera la carrosserie dans ses moindres détails. Vient ensuite la partie fonderie pour chaque pièce et le calcul de la motorisation. Tout est très précis, par exemple un pantographe est composé d’une trentaine de pièces. Les pièces sont en laiton, sauf essieux et bogies qui sont acier et tout est démontable. La boulonnerie est aussi à l’échelle. La peinture termine le modèle. Je ne crée que pour les collectionneurs, aujourd’hui avec l’âge, c’est plus au compte-goutte. »

26/04/2017

Saint-Césaire - Sammy Pruvost, un artisan bien dans ses chaussures

DSC00343 (Copier).JPGSammy Pruvost dans sa boutique-atelier.

Nichée au cœur de Saint-Césaire, entre la place du Griffe et l’Eglise, la cordonnerie-serrurerie de Sammy Pruvost éclaire la rue de la Patrie de ses couleurs jaune et bleue. C’est dans cette boutique-atelier à l’ambiance et l’âme si caractéristiques, qu’opère notre homme-orchestre entre grosse ponceuse, presse et autre machine à coudre ou à clés.

Dans cet espace réduit mais tellement fonctionnel, bon nombre d’escarpins, chaussures de sport ou de marche, sacs et autres cuirs retrouvent une seconde vie après qu’il les a ressemelés, recousus, lustrés. Sammy Pruvost s’est taillé une solide réputation grâce à des principes simples : « Le respect des clients avec un travail très bien fini, dans des délais très courts, en tenant compte du temps obligatoire de séchage, le tout pour un prix abordable et avec le sourire, voilà, c’est la recette. C’est mon père qui m’a tout appris du métier en mettant en avant ces règles. » Ajoutez-y la passion et vous comprenez pourquoi la boutique-atelier fête cette année ses vingt ans d’existence.

Ici bon nombres d’objets évitent le rebut en retrouvant une nouvelle jeunesse. « Aujourd’hui, la vie est chère, alors une paire de baskets bien ressemelée, une boucle de ceinturon remplacée ou un sac à main recousu sont autant d’économies réalisées. » La cordonnerie reste l’activité première de cet artisan qui a instauré des points de dépôts de travaux en cordonnerie chez des commerçants nîmois. Cependant il a su aussi de diversifier, évolution du métier oblige, en proposant tout un service de serrurerie en atelier ou en dépannage à domicile. « Je fait toutes les clés, de la standard à celle électronique de voiture, en passant par les clés de sécurité et la réparation des boîtiers de télécommandes. A domicile, j’interviens pour les réparations ou remplacement de serrures ou des huisseries. »

Toutes ces prestations lui ont permis d’élargir sa clientèle qui vient de Nîmes et ses environs. Des magasins de chaussures mais aussi, pour la serrurerie, des entreprises ou organismes connus comme la Saur, Nicollin, le Sdis ou l’hôpital de Carémeau sont devenus de fidèles clients. « Cette clientèle s’est créée grâce au bouche à oreille, ajoute fièrement Sammy, c’est une belle reconnaissance de mon travail ».

Pruvost BS Serrurerie, 21 rue de la Patrie, Nîmes Saint-Césaire, tél. 04 66 68 15 28

23/04/2017

Plaine du Vistre - La mare aux anguilles des anciens

DSC08238 (Copier).JPGJean Bonfils, une mémoire de Saint-Césaire

La plaine nîmoise appelée plaine du Vistre et de Saint-Césaire, située autour de la route de Générac, entre l’autoroute et le chemin dit « des Canaux », a toujours été connue comme la plaine agricole de Nîmes. Rien ne pourrait la démarquer d’autres terrains agricoles si elle n’avait pas une histoire à raconter aux nîmois et particulièrement aux Saint-Césairois.

Jean Bonfils est avec ses 97 printemps le doyen de Saint-Césaire, représentant d’une des quelques familles qui ont marqué et marquent toujours l’histoire de Saint-Césaire. Les lieux n’ont pour lui aucun secret et c’est avec l’œil toujours aussi malicieux qu’il en dévoile un secret : « C’est parmi ces terres que nous venions à bicyclette nous distraire avec Louis Angelras. Les loisirs n’étaient vraiment pas nombreux à l’époque, nous avions quatorze ou quinze ans. Nous avons découvert un plan d’eau, créé autour du ruisseau qui longe la route de Générac face à l’actuelle zone commerciale, où foisonnaient les anguilles et quelques poissons tachetés de rouge dont il valait peut-être mieux ne pas en connaître le nom. Anguilles et poissons ne sont plus là, il faut dire qu’à l’époque pollution n’était pas un mot à la mode. Très souvent nous venions en pêcher pour en régaler nos papilles et celles de nos parents. Ce lieu nous paraissait magique car il y avait le calme, la fraîcheur et (rires) la nourriture ».

Si l’endroit a changé jean Bonfils n’en n’est pas nostalgique pour autant. « Les choses évoluent. J’ai connu dans ma jeunesse deux domaines, celui appelé aujourd’hui Mas de Galoffre et celui de la Bastide de la famille d’Oriola dont Pierre a été champion olympique d’équitation. Aujourd’hui, des constructions sont apparues ainsi qu’un camping avec un restaurant très animé, le centre de formation de Nîmes-Olympique, le centre équestre Tour magno gardiano et autres. Tout cela amène beaucoup de vie et… il faut suivre le cours de la vie. Je suis heureux et reste optimiste car il paraît qu’il y a toujours des anguilles et des poissons dans la Sibelle, l’autre ruisseau du coin, près du Vistre ».

15/04/2017

La Bastide - Un sixième concours open

DSC07758 (Copier).jpgL'épreuve du tri de bétail.

Dimanche 23 avril, la Tour Magno Gardiano organise la 6e édition du concours open. Cette manifestation, organisée par de véritables amoureux du sport équestre et de la monte camarguaise en particulier, avec toutes les traditions qui l’accompagnent, est devenu le rendez-vous incontournable des cavaliers qui aiment s’affronter dans des épreuves aussi différentes que le tri de bétail de Camargue, la maniabilité et le parcours de pays, avec passage de la gase.

Loris Piton, le jeune vice-président de l’association, est déjà fébrile malgré l’expérience acquise : « C’est une manifestation qui est avant tout place à la convivialité et  aux rencontres. Pas moins de trois cents personnes sont attendues pour cette journée qui s, l’organisation est importante ».

Le concours se déroulera sur le site du club, à la Bastide, route de Générac, à partir de 8h 30. Le parking, assuré, est gratuit.

Contact : Loris Piton, tél. 06 42 58 98 91.

14/04/2017

Pissevin - Une aire en terre battue a été refaite

DSC00222 (Copier).JPGL'espace a retrouvé une belle image.

L’aire en terre battue située derrière l’immeuble Le Béarn, avenue des Poètes, a fait peau neuve. Ce grand terrain municipal est surtout utilisé comme parking par les riverains. Au fil du temps, les ornières et gros cailloux lui conféraient un aspect dangereux de terrain abandonné. La Ville a remédié au problème. Désormais, c’est un espace entièrement refait en stabilisé qui attend les riverains, ravis de l’initiative.

Puech du Teil - Une source à 98 mètres d'altitude

DSC00220 (Copier).JPGDeny Jean et Jean Pellequier devant la source.

Entre Jean-Jaurès et Pissevin, le quartier Puech du Teil a toujours été recherché pour son calme et son côté résidentiel. Tout en haut de ses rues, à 98 mètres d’altitude, se trouve une source qui pourrait servir d’emblème à cette quiétude et douceur de vivre.

Au fond d’une grotte l’eau est bien présente en permanence. Sa présence, au sommet d’une colline est étonnante. « Il semble que le volume de roches fissurées qui domine la source soit suffisant pour retenir l’eau de pluie et l’alimenter », explique Deny Jean le président du comité de quartier. Des recherches sur sa création laissent entendre qu’il a eu « une activité humaine pour agrandir la grotte et aller chercher l’eau où elle est permanente, bloque par un niveau marneux imperméable sous-jacent ».

De tout temps elle a été signe de vie pour l’homme et encore dans une période récente, les mazetiers étaient nombreux, comme se souvient Jean Pellequier, un ancien de 87 ans qui connaît le quartier depuis son premier biberon : « Plusieurs de mes parents avaient des mazets. Ils venaient chercher ici l’eau pour les bêtes et l’arrosage mais aussi pour mettre leurs bouteilles au frais car l’eau y est froide. Pendant la guerre, nous étions quelques ados à venir nous y baigner, c’était la seule piscine disponible. »

Avec l’urbanisation, la grotte est abandonnée et laissée à l’abandon. « C’était devenu un dépotoir envahi par la végétation, poursuit Deny Jean. Il faut rendre un grand hommage à René Sapet, président du comité à l’époque, qui a mené une action décisive. Sur son initiative la source est restaurée en 1995, grâce à des bénévoles en collaboration avec les services de la Ville et le conseil général du Gard ».

Aujourd’hui le lieu est régulièrement entretenu par les services municipaux. Dans le calme, un arbre séculaire enraciné dans les roches semble veiller sur la source et sa superbe palette de couleurs. « Il fut la voir vers midi, quand le soleil plonge ses rayons jusqu’au fond de la grotte, l’image est féérique. On est vraiment bien ici ! », conclut Jean Pellequier dont le visage à la fois rêveur et nostalgique montre tout l’amour qu’il porte à sa source.