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14/04/2017

Puech du Teil - Une source à 98 mètres d'altitude

DSC00220 (Copier).JPGDeny Jean et Jean Pellequier devant la source.

Entre Jean-Jaurès et Pissevin, le quartier Puech du Teil a toujours été recherché pour son calme et son côté résidentiel. Tout en haut de ses rues, à 98 mètres d’altitude, se trouve une source qui pourrait servir d’emblème à cette quiétude et douceur de vivre.

Au fond d’une grotte l’eau est bien présente en permanence. Sa présence, au sommet d’une colline est étonnante. « Il semble que le volume de roches fissurées qui domine la source soit suffisant pour retenir l’eau de pluie et l’alimenter », explique Deny Jean le président du comité de quartier. Des recherches sur sa création laissent entendre qu’il a eu « une activité humaine pour agrandir la grotte et aller chercher l’eau où elle est permanente, bloque par un niveau marneux imperméable sous-jacent ».

De tout temps elle a été signe de vie pour l’homme et encore dans une période récente, les mazetiers étaient nombreux, comme se souvient Jean Pellequier, un ancien de 87 ans qui connaît le quartier depuis son premier biberon : « Plusieurs de mes parents avaient des mazets. Ils venaient chercher ici l’eau pour les bêtes et l’arrosage mais aussi pour mettre leurs bouteilles au frais car l’eau y est froide. Pendant la guerre, nous étions quelques ados à venir nous y baigner, c’était la seule piscine disponible. »

Avec l’urbanisation, la grotte est abandonnée et laissée à l’abandon. « C’était devenu un dépotoir envahi par la végétation, poursuit Deny Jean. Il faut rendre un grand hommage à René Sapet, président du comité à l’époque, qui a mené une action décisive. Sur son initiative la source est restaurée en 1995, grâce à des bénévoles en collaboration avec les services de la Ville et le conseil général du Gard ».

Aujourd’hui le lieu est régulièrement entretenu par les services municipaux. Dans le calme, un arbre séculaire enraciné dans les roches semble veiller sur la source et sa superbe palette de couleurs. « Il fut la voir vers midi, quand le soleil plonge ses rayons jusqu’au fond de la grotte, l’image est féérique. On est vraiment bien ici ! », conclut Jean Pellequier dont le visage à la fois rêveur et nostalgique montre tout l’amour qu’il porte à sa source.

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