08/12/2016

Pissevin - Les habitants veulent être acteurs de leur avenir

DSC09700.JPGNicky Trembley, vice-présidente de Pas sans nous, a fait part de la volonté des habitants.

La coordination nationale Pas sans nous, syndicat des quartiers populaires, a organisé son conseil national les 3 et 4 décembre à Nîmes, dans le quartier de Pissevin.

En avant-première, à la salle Morise, l’Espace de coopération de Nîmes-Pissevin a organisé une conférence, vendredi 2 décembre, en présence de membres de la Fédération nationales des centres sociaux et de différentes Tables de quartiers de France. Certains élus ont répondu à l’invitation, Françoise Dumas, députée, Amal Couvreur et Christian Bastid, conseillers départementaux, ainsi que Michèle Anel-Dios, déléguée du préfet.

Nicky Trembley, vice-présidente de Pas sans nous, présentait le bilan établi à partir d’une vaste campagne menée dans tout le pays. « Les habitants veulent prendre part aux décisions les concernant. Les tables de quartiers, qui réunissent citoyens et associations, sont les plus à même de gérer leur espace de vie. Les habitants sont les mieux placés et leur capacité d’expertise est fiable. » Avant de poursuivre : « On veut le lancement d’un fonds d’initiative citoyenne équivalant à 5% du budget de la démocratie citoyenne ( 750 M€), pour que les habitants puissent se défendre et faire valoir leurs droits ».

Le ton était donné. Nicky Trembley dénonçait le système actuel « où les conseils citoyens sont sous la tutelle des autorités avec des décisions descendantes alors qu’il faut qu’elles remontent des habitants. Depuis 30 ans on décide sans nous, maintenant ça va se faire avec nous. »

Un représentant d’Amiens mettait en garde : « Beaucoup d’élus ne veulent pas voir la réalité et les préfets sont les premiers responsables. Sur le terrain les gens en ont marre des injustices, ça va péter ».

Françoise Dumas qui, comme elle l’a rappelé, a travaillé avec le ministre François Lamy sur le sujet, appréciait moyennement le ton mis dans le débat : « J’assume ce que j’ai fait et ce qui n’a pas été fait. On aurait pu supprimer la politique de ville. Je reste persuadée qu’on a essayé de cibler les choses pour rattraper le retard, mais entre la mise en place et l’arrivée, il y a 10 ans. Je suis d’accord avec vous sur le fond, pas sur la forme ». Pour Christian Bastid, « Les habitants doivent participer aux projets et non être consultés une fois qu’ils sont faits. Cependant, s’il n’y a pas les moyens on ne peut rien appliquer ».

Chez certains habitants la tension est bien visible.

 

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