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30/10/2016

Saint-Césaire - Le quartier adhère au dispositif de la Participation citoyenne

DSC09398 (Copier).JPGLe commandant Fuster expliqué le fonctionnement du dispositf.

Un nouveau quartier nîmois, celui de Saint-Césaire - Mas Roman, adhère au principe de la Participation citoyenne, qui s'appelait Voisins vigilants, il y a quelques temps encore. Le comité de quartier avait invité tous les habitants à venir s’informer sur la démarche, ce mercredi 12 octobre, dans la salle municipale de la rue Mascard. Au grand regret de Gérard Elie, son président, peu d’entre eux se sont sentis concernés : « Il y a près de 7 000 personnes qui vivent dans ce quartier et c’est décevant de n’en voir qu’une trentaine à la réunion. Alors qu’à longueur d’année on nous parle d’insécurité et qu’on essaye de mettre en place quelque chose pour la combattre, on constate que trop nombreux sont ceux qui restent indifférents devant ce grave problème».

Au cours de la réunion, en présence de Richard Tibérino, adjoint à la sécurité, Bernard Sérafino, responsable sécurité et prévention et de représentants de la police municipale, le commandant Bruno Fuster, de la police nationale, a rappelé quelques gestes et attitudes essentiels pour prévenir les vols et agressions, avant d’expliquer les règles de la Participation citoyenne et le rôle des référents de sécurité dans les quartiers. « L’action est basée sur leur volontariat et le bénévolat. Ce ne sont surtout pas des ‘cow-boys’. Leur présence permet entre autre d’accroître l’efficacité de la prévention en faisant remonter, auprès de la police nationale, les informations qu’ils récoltent. »

A l’issue de la réunion, quatre participants ont demandé à être référents sécurité. Gérard Elie souhaite maintenant qu’une personne habitant le Mas Roman le contacte pour faire acte de candidature, « cela permettrait de couvrir l’ensemble du quartier ».

29/10/2016

Saint-Césaire - Passionné par la nature de père en fils

DSC09455 (Copier).JPGJulien Hocquet, à gauche et son apprenti Joffrey Vernet.

Quand on tombe dans la marmite tout petit, il est impossible de s’échapper de la passion aussi dévorante qu’agréable qu’est l’amour de la nature. C’est ce qui est arrivé à Julien Hocquet, jardinier-paysagiste depuis bientôt dix ans, récemment installé à Saint-Césaire. « Dans notre famille, cette passion se transmet de père en fils, mon père exerce ce métier en Corse. Très vite, BEP en poche, j’ai voulu avoir mon entreprise pour pouvoir m’exprimer dans ce domaine. Conseiller les clients, entretenir leurs jardins en y apportant ma touche de création et trouver au final une palette changeante au grès des saisons mais toujours riche en couleurs, c’est formidable », explique-t-il.

Ses conseils et offres s’adressent à tous, du simple particulier aux collectivités, et dans tous les domaines : remise en état et entretien des jardins, taille de végétaux, élagage, abattage et nettoyage d’arbres, ce dernier point concerne en particuliers les pins. « J’installe également les systèmes d’irrigation, de goutte à goutte et d’arrosage intégré, qui concerne le gazon. Tous les devis sont gratuits. »

DSC09456 (Copier).JPGToujours soucieux de la perfection, Julien Hocquet propose des créations de plans de jardins en 3D, permettant au client d’avoir une idée à peu près exacte du résultat final. Pour lui, la satisfaction du client est plus forte que tout et efface en particulier la pénibilité du travail : « C’est vrai que durant les périodes intenses, comme en automne où les tailles sont importantes, les outils nous semblent plus lourds et lorsqu’il faut monter dans les arbres ce n’est pas toujours évident. De plus, il faut supporter les aléas climatiques, le chaud, le froid. Mais chaque fois, le résultat obtenu réconforte et enlève toute trace de fatigue ».

Comme tout plaisir doit être partagé, Julien Hocquet enseigne son art à Joffrey Vernet, apprenti qui prépare son BTS et qui est tout aussi enthousiaste que son employeur : « Je ne me serais jamais adapté à un emploi de bureau, j’aime trop la nature et c’est formidable de pouvoir s’épanouir à l’extérieur ».

Hocquet paysage, tél. 06 79 56 44 55.

24/10/2016

Saint-Césaire - Intégration et aide aux jeunes talents

DSC09406 (Copier).JPGChakib Jahrou, trésorier, Belil Benkeda, président et Saïd Afenich, secrétaire

Samedi 15 octobre, dans la salle municipale de Saint-Césaire, l’association Nîmes diversité républicaine a vu le jour officiellement. Les trois amis que sont Bilel Benkeda, Chakib Jahrou et Saïd Afenich ont planché plus d’un an sur un projet pour favoriser l’intégration sociale et économique de tous les enfants, sans aucune distinction, raison de cette association.

Pour Bilel Benkeda, le président, il faut élaborer des actions pour le mieux-vivre ensemble : « Nous voulons rassembler tous les jeunes Nîmois et recréer un lien entre eux, au moment où il y a un phénomène de repli dû aux événements parisiens et niçois. Avec cette association nous tenons à faire ressortir tous les jeunes talents qui vivent dans l’ombre et montrer que chacun peut être bien dans la vie. Contrairement aux nombreuses idées reçues, ils sont nombreux dans nos quartiers à réussir leur carrière de dirigeants d’entreprises, médecins, avocats, car notre pays le permet. C’est cette image qu’on veut montrer. Bien sûr il y a des difficultés, mais l’ascenseur social est bien présent ».

Les photographies de David Icart sur Nîmes, en exposition au centre socioculturel de Valdegour, sont un exemple de cette réussite. L’association, par le biais des réseaux sociaux et amis, est déjà forte de plus de cent adhérents. Ses projets 2017 sont bien définis : « Un des objectif est d’être parrainés par des associations des victimes des derniers attentas. Nous allons aussi organiser un forum-débat ayant pour thème la lutte contre la radicalisation, la première édition du cross de la citoyenneté et la première édition du Gala des réussites de la diversité avec remise d’un trophée. Tous nos projets sont financés uniquement par le mécénat. »

Contact : 07 68 82 04 11.

22/10/2016

Saint-Césaire - Paroles d'habitants (2) - "Une grande douceur de vivre"

DSC09356 (Copier).JPGMaryse Langlade: "A la fois en ville et à la campagne"

Maryse Langlade, retraitée hospitalière, 72 ans : "Je me suis fixée à Saint-Césaire il y a 35 ans mais je connais ce quartier depuis toujours, mes parents et grands-parents y ayant passé leurs vies. Ce qui frappe, ici, c’est l’environnement merveilleux. On est à la fois en ville, pour les commodités et à la campagne, il y a toujours une ambiance de village.

Bien sûr des choses ont évolué depuis que je suis là et pas toujours en bien, comme la saleté qui éclot ponctuellement à midi, quand les étudiants déjeunent avec des en-cas. Ce serait bien que ces jeunes jettent leurs détritus dans les poubelles et que tous les commerçants jouent le jeu en offrant des points de récolte assez grands. Au jardin municipal je retrouve moins de personnes de mon âge, mais c’est la vie. L’autre fait marquant est l’absence de certains commerces comme boucherie ou poissonnerie".


Jean-Alain Autuori : "Un esprit de village"

Jean-Alain Autuori, retraité, 72 ans : " Cela fait 33 ans que j’habite ce quartier qui est agréable et garde un esprit de village. Il ferait très bon y vivre si des problèmes ne venaient pas empoisonner le quotidien. Il y a l’incivilité en général qui devient courante, comme la vitesse excessive, le stationnement anarchique ou la saleté récurrente avec les crottes de chiens ou les papiers jetés n’importe où. De plus, il y a une montée en puissance des cambriolages.

Plusieurs actions pourraient apporter sérénité et bien-être : la mise en place d’une « zone à 30 » sur l’ensemble de Saint-Césaire, des contrôles plus fréquents de la police, s’attacher au maintien des commerces et de La Poste et créer un peu plus d’animations".

DSC09387 (Copier).JPGClaude Guilhon : "Des voisins charmants"

Claude Guilhon, 67 ans, retraitée de l’éducation nationale : "Il y a sept ans que j’ai quitté Paris pour m’installer ici, au Clos des Coqs, où je revis, loin de la vie parisienne trop stressante. Je me plais énormément dans ce quartier car j’ai trouvé le calme, le soleil et une grande douceur de vivre. En plus j’ai des voisins charmants, certains sont devenus des amis. Ce sont des gens chaleureux et très dévoués. Une équipe se donne beaucoup de mal pour entretenir notre bel espace commun et propose beaucoup d’animations, repas ou Fête des voisins par exemple. Il y a une réelle convivialité.

En revanche, ce qui me désole et m’inquiète, ce sont les actes de vandalisme à l’encontre de nos espaces verts, mettant à mal le travail fourni par des personnes âgées, sans aucun respect. Enfin, ce qui serait formidable c’est que certains propriétaires s’occupent de l’entretien de leurs biens. Certaines maisons paraissent abandonnées, cela nuit à l’image du quartier".

 

 

 

21/10/2016

Saint-Césaire - Paroles d'habitants (1) - "Une grande douceur de vivre"

Saint-Césaire est un des plus vieux quartiers de Nîmes, longtemps assimilé à un village qu’il n’a jamais été. Les habitants y apprécient le calme et l’environnement, même si depuis quelque temps, comme de partout, les actes d’incivilité sont de plus en plus nombreux.


DSC09364 (Copier).JPGPatrick Crépin : "Je ne peux que me réjouir d'être ici"

Patrick Crépin, agent SNCF, 57 ans, confie : "Au risque de tomber dans la banalité, qui pour le cas n’est pas un mot péjoratif, au contraire, je ne peux que me réjouir d’habiter le Mas Roman depuis 27 ans. Depuis tout ce temps, le quartier a conservé son calme et des efforts ont été faits au niveau de la voirie et des plans de circulation.

Il faut quand même souligner, dans ce domaine, les points noirs qui sont récurrents aux heures de pointe, notamment sur la route de Rouquairol. Il y a aussi les riverains qui, au fil des années, se sont attribué certaines libertés, notamment au niveau du stationnement, qui est devenu anarchique. Il suffirait de peu de choses pour que l’environnement soit parfait, comme le respect de propreté dans la rue, pour les propriétaires d’animaux et des règles de stationnement".


DSC09389 (Copier).JPGPhilippe Dufois : "Des gros points noirs de circulation"

Philippe Dufois, 43 ans, agent technique, se souvient : "Voila treize ans que nous sommes arrivés au Mas Roman et nous ne regrettons pas ce choix. Le quartier est calme et le voisinage très sympa. Parmi les avantages qu’offre l’endroit, il y a l’école primaire, que notre aînée a fréquentée et qui accueille notre plus jeune enfant et le service de transport en commun tout proche. Le petit centre commercial est aussi bien pratique.

Tout serait bien s’il n’existait pas les gros points noirs de circulation aux abords de Carémeau et de la gare SNCF, pendant les heures de pointe et pour lesquels il devient urgent de faire quelque chose. Par exemple, il serait temps de créer la rocade ouest pour désengorger ces lieux".

 

 

20/10/2016

Pissevin - Paroles d'habitants (2), "On s'y sent en famille, on se connaît tous"

DSC09344 (Copier).JPGElise et Francis Gay : "Une dégradation de l'environnement"

Elise et Francis Gay, 86 et 89 ans, retraités, notent "qu'ici, il y a plusieurs aspects très positifs, notamment l’emplacement, le service des cars, nous pouvons aller partout dans Nîmes et les nombreux commerces.

Malheureusement, depuis que nous habitons ce quartier, cela fait 30 ans, nous n’avons fait que constater une dégradation de l’environnement. Maintenant, trop de personnes troublent la quiétude des riverains et mettent à mal la très bonne ambiance partagée, dans la mixité, il y a encore quelques années. A cause de ces personnes, nos appartements ont subi une forte dévaluation et des organismes utiles ont déserté le quartier, comme les banques ou le laboratoire d’analyses. Nous espérons que le projet de rénovation du quartier fera disparaître de nombreux problèmes."

Lilia Ayari : "J'y suis heureuse depuis toujours"

Lilia Ayari, 16 ans, lycéenne, l'avoue : "La vie est agréable ici, j’y suis heureuse depuis toujours. Le quartier offre une grande convivialité, avec une ambiance extra. Les animations ne manquent pas et il y a de nombreux commerces de proximité et des écoles. Finalement, pour moi, le point noir reste la terrasse du Soleil Levant qu’il faudrait refaire en urgence".


DSC09362 (Copier).JPGMina Benslimane : "On a l'impression d'être un peu abandonnés"

Mina Benslimane, 54 ans, est médiatrice auprès des habitants. "Cela fait dix ans que j’ai aménagée dans ce quartier et je m’y trouve bien. Il y a une très bonne entente entre les gens, on s’y sent en famille car on se connaît tous. Le reproche qu’on peut faire et que depuis quelques années il y a beaucoup de laisser-aller et de nombreuses instances nous abandonnent : professions médicales, poste de police municipale, commerces,…

De plus, beaucoup de promesses, de la part d’administrations, élus ou autres, n’ont pas été suivies d’effet. On a l’impression d’être un peu abandonnés, sauf pour les charges payées pour nos appartements qui sont énormes, en particulier la taxe d’habitation, avec une insalubrité grandissante. Il faudrait des aménagements pour que le quartier redevienne comme avant et proposer du travail aux habitants, le fait d’habiter à Pissevin ne doit pas être une barrière".

 

Pissevin- Paroles d'habitants (1), "On s'y sent en famille, on se connaît tous"

Lorsqu’on se retrouve au cœur de Pissevin, en discutant avec les habitants, on est loin de retrouver l’image sombre souvent donnée à ce quartier et dont ils voudraient se débarrasser car, pour eux, elle ne correspond pas du tout à la Zup sud.


DSC09313 (Copier).JPGAhmed Amezian : "Une bonne ambiance"

Ahmed Amezian, 73 ans, carreleur à la retraite, se sent " très bien dans ce quartier de Pissevin. J'y habite depuis 40 ans. Nous y avons beaucoup de commerces, avec en prime le marché du mercredi, de praticiens et de facilités de transport. L’ambiance entre les gens du quartier est bonne. La seule chose que je regrette est le manque de mixité, qui existait il y a 40 ans. Il n’y a pas assez d’échanges et de mélange entre les gens de cultures différentes".

Et d'ajouter : "J’aurais aimé voir dans mon immeuble des appartements occupés par des européens, pour des échanges d’idées et de modes de vie. Ce serait bien que des efforts soient faits, par des rencontres, spectacles ou rencontres, pour rendre cette mixité possible".


DSC09342 (Copier).JPGDjamel Moulkhaloua, "Une image négative injustifiée"

Djamel Moulkhaloua, 21 ans, étudiant, est né et a grandi dans ce quartier "qu'il aime. Ici je connais tout le monde et la convivialité est excellente. On en donne trop facilement une image négative injustifiée. Il y a beaucoup de rumeurs infondées.

La vie dans le quartier de Pissevin est bien meilleure que celle qui est souvent décrite. C’est vrai qu’il y a quelques incivilités mais il faut savoir pourquoi, il n’y a rien pour motiver les jeunes. Il faudrait que tous les dirigeants, l’état en tête, s’impliquent davantage au niveau social, emploi et cadre de vie, pour donner une meilleure entame de la vie aux jeunes".