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30/06/2016

Plaine du Vistre - Vente à le ferme, un plus pour les agriculteurs et les clients

Yves Bonfils, entre melonière et légumes de saison.

Si Yves Bonfils fait toujours la part belle au melon, dont il est un spécialiste reconnu au niveau international, il s’est ouvert à la diversité, proposant fruits et légumes de saison.


Le melon est-il devenu moins attractif ?
Pas du tout, mais nous devons faire face à d’importants problèmes. La météo, qui cette année a été mauvaise, d’où un melon de plus petit calibre en général, et nous a gênés en début de campagne avec les importations espagnoles. Par contre aujourd’hui, je peux affirmer que qualitativement, nos melons sont nettement meilleurs. L’autre problème réside dans la distribution par les grandes surfaces qui ne jouent pas le jeu en s’approvisionnant à l’étranger, où les coûts de production sont faibles. Pour quelques centimes au kilo, on sacrifie le producteur français.


Quel est l’intérêt de la diversification ?
Ces problèmes nous obligent à rentabiliser notre production par d’autres moyens. La vente à la ferme en est un qui convient parfaitement aux clients. Ils y trouvent de nombreux avantages comme acheter, à un prix très compétitif, des produits frais et de qualité, qui n’ont pas trainés sur les étals. Ici, c'est de la ferme à l'assiette. Ils discutent avec le producteur, c’est formidable de comprendre comment naissent les fruits, les légumes.


Que proposez-vous ?
Des melons, bien sûr, qui représentent notre activité principale et, en fonction de note production, les légumes de saison : aubergines, courgettes, tomates, poivrons et quelques abricots. Tout cela avec un grand sourire car nous aimons notre métier et tenons à le montrer. Nous exportons cette philosophie sur le marché du Jean-Jaurès, tous les vendredis.


En tant qu’ancien président de la fédération des coopératives des fruits et légumes, que pensez-vous de la décision votée en Grande-Bretagne ?
Le monde agricole risque d’être handicapé par des droits de douane qui ne manqueront pas d’être mis en place. Il faudra que les instances agricoles de Bruxelles que sont la Copa (Comité des organisations professionnelles agricoles) et la Cogeca (Comité général de la coopération agricole), soient très attentives aux décisions prises dans le cadre de la renégociation de la Pac (Politique agricole commune) en matière de ces droits.


Melons Bonfils, 510 chemin du Mas-Sagnier, Nîmes, ouvert du lundi au vendredi de 9h 30 à 12h 30 et de 15h 30 à 18h 30, le samedi matin de 9 heures à 12 heures. Tél. 06 09 98 60 45

29/06/2016

Saint-Césaire - Denîm’singers a ravi son auditoire

DSC08458 (Copier).JPGLes choristes et Jean-Paul Finck.

Vendredi 24 juin, le temple de Saint-Césaire était le cadre d’un magnifique spectacle offert par le groupe Denîm’singers. Dirigée par un Jean-Paul Finck, chef de chœur, au meilleur de sa forme, la chorale, formée d’une trentaine de chanteurs, a fêté de remarquable façon sa quinzième année d’existence.

Le public est venu nombreux pour écouter des chants gospels et negro-spirituals parlant de liberté et d’espérance, comme l’explique Bernard Cavalier, président du groupe : « Les textes sont à double entrée avec le côté religieux, représenté par la terre promise et le paradis et le côté profane où l’homme noir ne serait plus esclave et garde l’espérance de quitter tous les pays d’oppression ». Jean-Paul Finck précise que les chants viennent de tous les pays qui ont connu ou connaissent encore l’esclavage : « Nous sommes blancs et interprétons une vingtaine de chants issus de populations noire d’Amérique mais aussi d’Afrique du Sud, ce n’est pas un hasard. Nous le faisons au nom de tous les peuples qui souffrent, car cette musique est devenue universelle, pleine d’espérance. On est dans l’actualité. »

Après une heure et demie de spectacle, le public en redemande, preuve que gospel et negro-spiritual sont bien d’actualité. Après quelques vacances bien méritées, le groupe se produira le 15 octobre au profit de la Ligue contre le cancer, dans un lieu qui reste à préciser.

28/06/2016

La Bastide - Une palette culinaire estivale

DSC08444 (Copier).JPGFrançois Lambinet, Marilyne Lambert, Thierry Aussudre et le personnel de la brasserie.

La saison estivale démarre en fanfare pour Marilyne et son frère Grégory Lambert, gérants de la brasserie-restaurant du camping de La Bastide. Au milieu d’un contexte qui n’en finit pas d’évoluer, le camping du groupe Capfun by FranceLoc vient d’obtenir sa quatrième étoile, ils prennent leur plaisir en innovant chaque année un peu plus.

Ainsi, cette saison estivale voit, pour accompagner la partie restauration traditionnelle, l’arrivée d’une nouvelle terrasse, avec bar lounge, belles cartes de cocktails, vins et tapas. Le côté fraîcheur n’est pas oublié avec les machines à glaces italiennes et granita. « L’établissement est ouvert à tous, campeurs ou gens de l’extérieur et les gens sont nombreux à rechercher un endroit convivial loin des tracas de la ville. Ici, déjà la formidable terrasse ombragée se prête à l’évasion. Avec cette nouvelle terrasse, certains rechercheront le côté sympa de boire un verre entre amis, autour d’une assiette de tapas. Avec Grégory nous faisons tout pour surprendre et apporter du bonheur », explique Marilyne.

Surprise et bonheur, les deux ingrédients se retrouvent aussi dans chaque assiette servie au restaurant, en salle ou en terrasse, façon menu, à midi, ou carte, midi et soir. Le chef François Lambinet, secondé de Thibault Aussudre, propose un menu différent chaque jour et une carte gourmande. Le tout, sur un fond créatif et plein de fraîcheur, fait la part belle aux poissons venus directement du Grau-du-Roi, aux salades et aux burgers conçus à partir de pains spéciaux, à l’encre de seiche, curry ou paprika. « Grâce à notre cuisine, une clientèle s’est fidélisée et une autre, féminine est arrivée attirée notamment par les salades et poissons grillés, poursuit Marilyne. Pour parfaire l’ambiance, des soirées à thèmes sont proposées. A n’importe quelle heure, chacun peut trouver l’ambiance qui lui convient ».

Brasserie-restaurant de la Bastide, route de Générac à Nîmes, ouvert tous les jours jusqu’au 30 septembre, de 7 heures à 23 heures. Tél 04 66 02 01 30, brasserie.labastide@gmail.com.

Plaine du Vistre - Citadins et agriculteurs rassemblés pour la fête

DSC08422 (Copier).JPGLe comité a su rassembler les habitants pour une fête chaleureuse.

Le temps s’est finalement avéré clément pour le plus grand bonheur de toute l’équipe du comité de quartier de la Plaine du Vistre et de Saint-Césaire qui organisait sa fête annuelle, samedi 18 juin.

L’impasse Sagnier a connu l’animation des grands jours avec le rassemblement des agriculteurs et citadins qui composent ce quartier. Jean Sonderer, président du comité était ravi de l’événement : « C’est surtout un quartier agricole, donc très étendu mais peu peuplé. Les gens sont éloignés les uns des autres. C’est super de pouvoir les réunir, même si ce n'est que le temps d’une journée, d’autant qu’ils représentent deux milieux différents. »

DSC08428 (Copier).JPGPour Marie-Reine Delbos, adjointe au maire, ce bain de foule n’est que bonheur : « On rencontre les gens dans un moment de convivialité, non conventionnel, l’état d’esprit n’est pas le même. Les discussions sont détendues et souvent fructueuses. Côtoyer les habitants permet de mieux les connaître et de nous imprégner de leurs préoccupations ».

Le constat était le même chez Bernard Angelras, adjoint au maire, pour qui « il est toujours bon de partager de tels moments de convivialité ». Grillades et animations diverses ont contribué à l’ambiance.

27/06/2016

Saint-Césaire -Les aînés ont fêté la fin de saison

DSC08403 (Copier).JPGLes aînés des Violettes se sont retrouvés pur le repas.

C’est par un superbe repas que les aînés saint-césairois ont donné, vendredi 17 juin à la salle municipale de la rue de Mascard, le clap de fin d’une saison 2015-2016 qui aura marqué leurs esprits pour différentes raisons.

Leur club des Violettes connaît un succès toujours grandissant. Il faut dire qu’il propose de multiples activités et animations sympathiques très prisées par les seniors. Mais la saison aura laissé sa part de tristesse avec le décès de trois membres et celui de la fille de Lucie Maire, la présidente de l’association. Cette dernière, très courageuse et animée d’un magnifique esprit associatif, a accueilli tous les convives avec une bonne humeur communicative.

Richard Tibérino, élu délégué au quartier, se félicitait de ce « traditionnel déjeuner auquel je me rends toujours avec plaisir. Grâce à Lucie Maire et l’excellente équipe qui l’entoure, le club a retrouvé une dynamique et connaît un gros succès. Un jour ou l’autre, il faudra agrandir les murs de cette salle ». Après cette journée très récréative, les seniors se sont donnés rendez-vous au 2 septembre, date de la reprise des activités.

20/06/2016

Pissevin - Les riverains de la place Baudelaire excédés par le tapage nocturne

IMG_0940.JPGLa place Baudelaire.

La nuit venue, certains jeunes s’approprient la place Baudelaire, à Pissevin, pour faire des rodéos nocturnes de mobylettes ou motos, au grand dam des habitants qui n’en peuvent plus. Comme l’explique un habitant du quartier, qui a adressé un courrier à Richard Tibérino, adjoint délégué à la sécurité : « Les riverains de la place Baudelaire sont excédés par les exactions provoqués par un petit groupe de jeunes sur les terrasses et la place, qui se prolongent très tard dans la nuit. Ces agissements n'ont rien à voir avec le début du ramadan dont les habitants du quartier, qui pratiquent cette religion, subissent et regrettent aussi ces nuisances sonores devenues insupportables pour la vie de tous. Un simple rappel à l’ordre suffirait peut-être à arrêter ces incivilités. » Ce même habitant fait part aussi de nuisances provoquées en plein jour par des jeunes faisant les acrobates sur la voie publique avec des motos très bruyantes.

Pour Richard Tibérino, interrogé sur la question, « Ce fait est accentué par le ramadan. Quelques individus en profitent pour semer la zizanie. Des rondes de police sont faites régulièrement en ce lieu ». Les habitants souhaitent un retour au calme.

19/06/2016

Pissevin - « Tout jeune, j'ai voulu m'occuper des autres »

DSC08386 (Copier).JPGAlain Lorgeas, grand défenseur du monde associatif, va se recentrer sur Pissevin.

Le verbe haut, la parole facile, Alain Lorgeas est une figure du monde associatif et de la vie nîmoise. Les opinions et prises de position de ce natif d’Alger, Nîmois depuis des décennies, sont souvent relayées. Dernièrement, il a été honoré par l'association Les Mille Couleurs à l'occasion de ses 75 ans, dont plus de 50 ans de bénévolat au service des quartiers prioritaires.


D'où vient votre fibre associative ?
C’est inné, tout jeune j’ai voulu m’occuper des autres. A 18 ans j’étais secouriste bénévole à la Croix rouge à Alger, et je m’occupais de basket et football. J’avais ça en moi.


Cela a continué à Nîmes
La ville est mon quartier, c’est ma philosophie. J’ai crée le comité de quartier de Pissevin, pour être à l’écoute de tous les habitants. Je suis un homme de gauche sincère qui, au niveau associatif ne fais pas de politique. Mon comité est le seul qui a reçu un préfet à son assemblée générale, Michel Gaudin.


Le mode associatif c'est votre vie ?
Effectivement, j’y consacre pratiquement tout mon temps. J’ai été président national du Carrefour national des associations d’habitants et comités de quartiers (Carnacq). J’ai participé aux discussions préalables à la mise en place de la loi sur les Conseils de quartiers. Je suis membre de l’Union des comités de quartiers de Nîmes métropole.


Quels sont les problèmes liés au monde associatif ?
On lui demande beaucoup de choses sans lui en donner les moyens. Le bénévolat devient difficile à pratiquer. Ayant de plus en plus de problèmes particuliers, les gens sont devenus individualistes. Pour moi c’est une passion, que serait la vie sans passion ?


Comment vous situez-vous aujourd’hui dans ce milieu ?
Je viens d’avoir 75 ans, je vais me recentrer sur Pissevin car un gros chantier s’y prépare avec le programme national de rénovation urbaine, dont l’architecte sera désigné le 2 juillet en conseil municipal. De plus, je viens de rejoindre le conseil d’administration de l’association des Mille couleurs, dont je suis membre. Si j’étais salarié pour l’associatif et pour le travail qu’il demande, je réclamerais vite les 35 heures (rires).


La langue de bois, ce n’est pas pour demain ?
Je suis pour le parler vrai. Il y en a marre des promesses. Je revendique mes idées comme celle d’être contre la décentralisation qui a fait des responsables exécutifs des petits rois, chacun voulant marquer son passage, mais pas toujours à bon escient. Il faut revenir à un état fort. 


Dérangeant ou attachant, le personnage ne laisse pas indifférent.