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19/06/2016

Pissevin - « Tout jeune, j'ai voulu m'occuper des autres »

DSC08386 (Copier).JPGAlain Lorgeas, grand défenseur du monde associatif, va se recentrer sur Pissevin.

Le verbe haut, la parole facile, Alain Lorgeas est une figure du monde associatif et de la vie nîmoise. Les opinions et prises de position de ce natif d’Alger, Nîmois depuis des décennies, sont souvent relayées. Dernièrement, il a été honoré par l'association Les Mille Couleurs à l'occasion de ses 75 ans, dont plus de 50 ans de bénévolat au service des quartiers prioritaires.


D'où vient votre fibre associative ?
C’est inné, tout jeune j’ai voulu m’occuper des autres. A 18 ans j’étais secouriste bénévole à la Croix rouge à Alger, et je m’occupais de basket et football. J’avais ça en moi.


Cela a continué à Nîmes
La ville est mon quartier, c’est ma philosophie. J’ai crée le comité de quartier de Pissevin, pour être à l’écoute de tous les habitants. Je suis un homme de gauche sincère qui, au niveau associatif ne fais pas de politique. Mon comité est le seul qui a reçu un préfet à son assemblée générale, Michel Gaudin.


Le mode associatif c'est votre vie ?
Effectivement, j’y consacre pratiquement tout mon temps. J’ai été président national du Carrefour national des associations d’habitants et comités de quartiers (Carnacq). J’ai participé aux discussions préalables à la mise en place de la loi sur les Conseils de quartiers. Je suis membre de l’Union des comités de quartiers de Nîmes métropole.


Quels sont les problèmes liés au monde associatif ?
On lui demande beaucoup de choses sans lui en donner les moyens. Le bénévolat devient difficile à pratiquer. Ayant de plus en plus de problèmes particuliers, les gens sont devenus individualistes. Pour moi c’est une passion, que serait la vie sans passion ?


Comment vous situez-vous aujourd’hui dans ce milieu ?
Je viens d’avoir 75 ans, je vais me recentrer sur Pissevin car un gros chantier s’y prépare avec le programme national de rénovation urbaine, dont l’architecte sera désigné le 2 juillet en conseil municipal. De plus, je viens de rejoindre le conseil d’administration de l’association des Mille couleurs, dont je suis membre. Si j’étais salarié pour l’associatif et pour le travail qu’il demande, je réclamerais vite les 35 heures (rires).


La langue de bois, ce n’est pas pour demain ?
Je suis pour le parler vrai. Il y en a marre des promesses. Je revendique mes idées comme celle d’être contre la décentralisation qui a fait des responsables exécutifs des petits rois, chacun voulant marquer son passage, mais pas toujours à bon escient. Il faut revenir à un état fort. 


Dérangeant ou attachant, le personnage ne laisse pas indifférent.

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