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26/04/2016

Carémeau - Ils sont la fine fleur du modélisme ferroviaire

DSC07735 (Copier).jpgL'association des amateurs-constructeurs a réuni soixante-trois passionnés de France et d'Europe. 

Le modélisme ferroviaire est un univers fascinant qui a passionné et passionnera toujours. Samedi, à l’hôtel Vatel, sur l’invitation de l’association des Amateurs constructeurs (Amco), soixante-trois fous amoureux du genre, parmi les meilleurs amateurs et professionnels européens, tenaient salon pour présenter leurs créations, véritables bijoux.

Pour le Nîmois Michel Louette, organisateur de la manifestation, ce rassemblement était exceptionnel : « Nous avons ici la représentation complète de notre milieu de passionnés avec des collectionneurs amateurs qui achètent des produits finis ou qui en construisent et des artisans professionnels. On est heureux de compter parmi ces derniers, Lorenzo Lombardi, héritier de la marque éponyme mondialement connue, Fabio Ravasini, héritier de la prestigieuse marque Elettren, Aldo Stuardi et le Montpelliérain Thierry Magrou, un des tous meilleurs professionnels européens, venu avec une pièce unique du chemin de fer de l’Hérault évaluée à 8 000 €. »

DSC07683 (Copier).jpgL’Amco a vu le jour il y a plus de 20 ans, par la volonté d’Henri Rodde, son président : « Par passion et amour pour le modélisme ferroviaire, quelques amateurs se sont rassemblés dans le Nord. Puis nous avons voulu nous unir avec ceux du Sud. Grâce à Michel Louette et sa remarquable capacité de gestionnaire, nous sommes arrivés à cette assemblée annuelle tout à fait exceptionnelle. Elle n’est composée que d’initiés car il nous était impossible de recevoir le public compte tenu du lieu. Mais nous réfléchissons à une grande rencontre avec lui, peut-être l’an prochain. »

Tous les modèles présentés étaient consacrés au matériel SNCF, à l’échelle zéro (1/43,5). Et Michel Louette de conclure : « A notre échelle, le soleil ne se couche jamais, il y a des collectionneurs partout dans le monde ».

Entretien avec Aldo Stuardi, un artisan

DSC07676 (Copier).jpgA l’origine, toutes les pièces étaient créées uniquement en laiton, les puristes ne voient qu’en elles. Depuis, les méthodes ont évoluées, comme l’explique l’artisan Aldo Stuardi : « On utilise le laiton, bien sûr, mais aussi l’aluminium, l’acier, le bois et encore le plastique qui sert d’isolant entre les essieux et les rails quand le train fonctionne. L’évolution technologique fait qu’on utilise parfois le laser pour la découpe. Certains commencent à tester les imprimantes 3D. Pour ma part, tout est artisanal. Une série de cinq pièces de wagons-citernes demande entre 80 et 100 heures de travail. Les prix peuvent aller de 300 €, suivant la fabrication et la complexité du modèle, à 4 000 € ou bien plus. »

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