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02/04/2016

Saut-du-Lièvre - Ils se battent pour urbaniser leurs parcelles

DSC07452 (Copier).jpgJoëlle et Daniel Buisson, Jean Bartoli et Philippe Rafinesque.

Seuls ! Les riverains de l’impasse des Perdises se sentent vraiment seuls et abandonnés face à leurs problèmes, malgré les nombreuses promesses qui leur ont été faites par toutes les municipalités depuis quarante ans. Constitués en collectif, celui des Perdises, ils demandent depuis toujours l’urbanisation de leur quartier.

Pour Daniel Buisson, représentant avec Jean Bartoli le collectif, la situation tourne à l’invraisemblable : « Nos terrains sont à six cents mètres de Carémeau et de toutes les commodités et on a l’impression d’être dans une dans une enclave de laissés-pour-compte. Pas d’eau, ni d’électricité et de téléphone et pourtant, depuis quarante ans, nous faisons des démarches pour que notre quartier soit reconnu au même titre que tous les autres quartiers nîmois et soit urbanisable ». Et de se souvenir : « Pensez ! Déjà Emile Jourdan, maire de l’époque, nous avait promis l’eau et tout le reste. Depuis, à chaque révision du Plu (Plan local d’urbanisme), nous multiplions démarches et remarques, mais rien n’y fait. Peu avant les dernières élections municipales, Jean-Paul Fournier nous avait rendu visite avec toutes les délégations concernées par notre demande. Il a été à notre écoute et des promesses avaient été annoncées. Depuis il n’y a rien de fait ».

Géographiquement, la grande zone constituée par les parcelles de cette trentaine de  propriétaires se situe entre le Saut du Lièvre, la route de Sommières et le chemin de Védelin. C’est là que la plaie s’ouvre un peu plus car l’enquête publique pour le début d’urbanisation de Védelin débute le 4 avril. « Nos demandes n’aboutissent pas au bout de tant d’années et les promoteurs obtiennent tout et tout de suite », poursuivent de concert Daniel Buisson et Jean Bartoli étalant un plan de masse sur lequel on voit le tracé du Plu éviter soigneusement leur zone.

Des riverains se plaignent aussi du très  mauvais état de l’impasse qui est pourtant communale : « Je ne peux plus rentrer chez moi sans abîmer mon véhicule » confie un de ceux-ci. Dans un courrier adressé à Jean-Paul Fournier, le collectif ne manque de souligner que leurs terrains sont situés « près du pôle catalyseur qu’est l’hôpital », comme ceux sur lesquels il y a une autorisation de construire. Ils espèrent obtenir enfin satisfaction pour avoir, eux aussi « le droit de construire pour nous et nos enfants ».    

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