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29/05/2012

Saint-Césaire – L’encierro 2012

DSC03294 (Copier).jpgUn spectacle qui contribue aux poussées d'adrénaline.

A Saint-Césaire, il y a les habitués du lundi de Pentecôte, casquette vissée sur le crane et postés à l’abri derrière les barrières, voir sur l’escalier du bar Le Griffe. Ceux-là sont des séniors qui viennent admirer les bious lâchés dans le ‘‘village’’. Cette année encore, c’est la manade Briaux, de Bouillargues, qui amène ses bious à Saint-Césaire, comme c’est le cas depuis treize ans.

Chez les papets on compare, on analyse, on commente. « C’est mieux maintenant que la place a été refaite et que le parcours est plus court. On voit mieux qu’à l’époque où les taureaux partaient dans les petites rues », note l’un. « Tu te souviens de cette fois où l’un d’eux est entré dans le jardin d’une maison ? », dit l’autre.

Kilyann, Rémi et Romain, respectivement 8 ans, 7 ans et 5 ans, n’ont aucun élément de comparaison, c’est leur premier encierro. Mais côté commentaires, ça ne les gêne pas de faire comme si. « Tout le monde croit que le rouge, ça l’énerve, mais il ne voit pas les couleurs ! Ils sont bêtes ! », s’exclame Rémi. « Oh, mais il bave ce taureau, berk ! », se scandalise Kilyann avant s’asséner que l’animal est probablement « aveuglé par la colère », se qui relativise sans doute ses débordements salivaires. Le petit Romain pense que quand il aura 10 ans, le double de son âge actuel, il pourra lui aussi descedre « jouer au taureau ».

Ils sont pourtant un poil plus âgés ceux qui se faufilent entre le Beaucairoises (ces haute barrière de protection) pour aller narguer l’animal. Plutôt des ados et des jeunes. Devant la pharmacie, il y a Hicham Echaoui, de Garons. Le jeune homme fait carrément le spectacle et se fait applaudir. Ses rasets sont dignes des meilleures courses camarguaises et, dans le public, Laurent, un amateur d’encierro – il était à celui de Caissargues il y a deux jours – apprécie. « Il est fort, c’est super ce qu’il fait. Je trouve que l’encierro, même s’il n’y a pas les chevaux, c’est plus dangereux que les abrivado. Moi j’osais affronter les bious quand j’étais jeune, maintenant je reste derrière. » Ce qui ne l’empêche pas de se faire ratatiner contre le mur par le mouvement de foule quand le taureau vient taquiner la barrière.

Il est presque midi et l’encierro qui – fait exceptionnel – a commencé à l’heure se termine par le lâcher des six bious. « Avant, on en lâchait huit. Six, c’est mieux, ça permet de s’amuser, le parcours est mieux conçu qu’avant », estime un gardian. Pas de doute, l’encierro de Saint-Césaire se bonifie avec les années. Et comme il se termine par l’apéritif offert par la mairie, tout le monde repart avec le sourire !

Edith Lefranc

(Merci Edith ! - Vous pouvez consulter l'album photos sur ce site)

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