06/02/2012

Saint-Césaire - Un tableau de Saint-Césaire remis à jour

DSC01990 (Copier).jpgJacques Delvaux, restaurateur et André Bresson, paroissien.

Quand les paroissiens de Saint-Césaire, Saint-Pierre et Saint-André (à Pissevin et Valdegour) ont lancé une souscription pour la restauration de leurs églises, ils espéraient obtenir 150 000 €. Utopique ? Pas tant que ça puisqu’un an plus tard, ils en récolté 130 000. Une très belle aventure qui a vu deux entreprises nîmoises signer deux gros chèques et aussi des donateurs plus modestes verser chaque mois 5 ou 10 €. Mais voilà que depuis, la facture s’est alourdie de 20 000 € supplémentaires (une remise aux normes électriques des trois lieux de culte) et qu’une dernière découverte va ajouter 4 000 € à la note.

DSC01993 (Copier).jpgAu démarrage des travaux dans l’église de Saint-Césaire (70 000 € à elle seule), un tableau du XIXe a été remis au jour. « Il était caché derrière l’orgue, très noirci par les fumées et la crasse, et mon réflexe premier, je l’avoue, a été de dire ‘‘Balançons cette croûte’’ », rit André Bresson, chevilles ouvrières de ces étonnants paroissiens.

Finalement, embarquant avec lui dix autres comparses, ils décidèrent de dépendre ce lourd tableau de 2,60 x 2 m et de consulter un restaurateur.

C’est Jacques Delvaux qui vient et suggère de s’intéresser à l’œuvre de plus près. Ce portrait de Saint-Césaire a été peint en 1835 par un natif de Saint-Ambroix, Jacques Monteil. Elève du peintre Girodet et contemporain de Delacroix, Jacques Monteil a été la transition entre deux époques (deux de ses toiles sont au musée de Bagnols). « On sent le côté néo-classique dans le visage du saint, notamment, mais déjà une dynamique, une exaltation, plus proche de Delacroix », estime le restaurateur qui pense pouvoir donner aisément les couleurs ‘origine à la toile. « Les vernis utilisés à l’époque étaient des résines naturelles qui ont jauni mais ont l’avantage de fixer les saletés, donc quand on enlève cette couche, la peinture ressurgit. » Du côté des paroissiens, on a bien envie de remettre ce tableau une fois rénové à sa juste place, plutôt dans une chapelle, bien visible. Mais on rêve aussi de voir la première église de Nîmes, qui possède un très joli chœur roman, davantage mise en valeur.

EDITH LEFRANC

09:59 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : saint-césaire |  Facebook | | |

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