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28/10/2011

Saint-Césaire - Trente-huit ans et puis s’en vont

DSC01393 (Copier).jpgNathalie Salesses, Laurent Richard, Jocelyne et Michel Anciberro.

Jocelyne et Michel Anciberro, kinésithérapeutes et figures de Saint-Césaire, s’en vont après trente-huit ans de fidélité au village.

De très nombreux Saint-Césairois sont passés entre les mains expertes de ces deux praticiens. Au calme de Michel répondait la gouaille de Jocelyne, sur fond de musique classique. Trente-huit ans de bonheur partagé par le couple : « Il y a une qualité de vie exceptionnelle ici et les gens sont formidables », avoue Jocelyne Anciberro. 

Michel Anciberro, l’œil malicieux, se rappelle quant à lui de nombreuses anecdotes comme celle où, « Le jour d’une cérémonie au monument aux morts, un porte-drapeau est venu en urgence. Le malheureux s’était fait un lumbago en soulevant la hampe ».

Les lumières du  cabinet qu'ils occupaient sur la place du Griffe ne vont pas s’éteindre pour autant. Nathalie Salesses et Laurent Richard, qui a notamment été le kiné de l’USAM, le célèbre club de handball nîmois, ont repris le flambeau de main de maître paraît-il...  

25/10/2011

Saint-Césaire - IUT : la saison de football de ces étudiants sera notée

DSC01350 (Copier).jpgComme tous les étudiants de l’IUT, ceux de deuxième année de gestion entreprise et administration (GEA) doivent présenter un projet, qui sera noté dans le cadre de leurs études. Comment faire preuve d’innovation dans le domaine ?

Alexis Candela et Mathieu Chamayou  ont eu l’idée de créer une équipe de football qui jouera le championnat académique des universités. « L’innovation, dans cette idée qui peut paraître simple, est qu’on ne crée pas un événement ponctuel mais un événement durable. Pour la saison sportive, il nous faut gérer le calendrier, les déplacements, les équipements… Et ce n’est pas facile. En plus, nous sommes conscients d’avoir un rôle de représentation, nous voulons nous faire connaître de la meilleure des façons. L’aventure est bien partie car nous avons déjà l’appui de Françoise Cruz, chef du département GEA, et de la municipalité qui met ses installations à notre disposition. »

Mathieu Chamayou  ajoute : « Nous sommes partis de rien, c’est qui nous rend hyper motivés. Nous allons donner une formidable image de notre école au niveau régional et même national, car notre ambition est de participer au championnat de France réservé aux IUT. » Pierre Lalague, professeur responsable des sports à l’IUT, est heureux d’une telle initiative : « Elle responsabilise ces élèves qui seront appelés à gérer des événements et des équipements sportifs. Ils ont mis la barre haut mais ils vont réussir. »

 Un premier succès, l’équipe est heureuse et fière d’avoir le parrainage de deux joueurs de Nîmes Olympique : Sébastien Piocèle et Renaud Ripart, qui est d’ailleurs un ancien élève de GEA. Cependant, s’ils ont trouvé un sponsor pour leur premier jeu de maillots, Alexis et Mathieu sont en quête d’autres partenaires pour financer un deuxième jeu, les frais de licences ou encore les déplacements.

Contact : fungea2011@gmail.com

24/10/2011

Saint-Césaire - Les petits élèves à l'école du goût

DSC01357 (Copier).jpgLilou Clary devant un auditoire très attentif.

Le récent article publié dans nos colonnes sur l’azerolier (lire Midi Libre du 15 octobre) a suscité l’engouement. C’est ainsi que tout naturellement Anne-Christine Blachère, enseignante à l’école maternelle de Saint-Césaire, a accepté la proposition de Lilou Clary : dans le cadre de la semaine du goût, faire connaître aux enfants les véritables fruits du terroir, ceux qu’on trouve dans le village.

Avec  Josette et Francis Brun, ardents défenseurs du patrimoine, ils ont donné toutes les explications sur l’azerole, la grenade ou encore la jujube. Les enfants étaient ravis d’entendre, par la voix de Lilou Clary, la version locale de la fable du Petit Poucet qui « avait semé des azeroles le long du chemin car il savait que les oiseaux, qui se délecteraient de la chair du fruit, en laisseraient le noyau dur comme une pierre, lui pemettant ainsi de retrouver sa maison. »  Mais leur ravissement ne s’arrêtait pas là : ils ont goûté la gelée et la pâte d’azeroles confectionnées avec beaucoup de patience et surtout d’amour par mamie Lilou. Nicolas résumait l’avis général : « J’aime trop ça, on dirait le goût de la pomme et de la noisette. »

Pour Anne-Christine Blachère, l’occasion était formidable : « Dès leur plus jeune âge,  il faut sensibiliser les enfants à la nature et au patrimoine, c’est à cette période qu’ils sont le plus réceptifs aux odeurs, au goût et à tout ce qui les entourent. Nous avons déjà fait un atelier cuisine en prélude à une fête de la forêt. Aujourd’hui cette initiative vient à point nommé. » Les enfants sont ensuite allés sur la colline du moulin à vent voir les azeroliers dans leur milieu naturel, autre sujet d’émerveillement.

DSC01362 (Copier).jpgDSC01365 (Copier).jpgDSC01352 (Copier).jpg

21/10/2011

Les recettes de Lilou Clary : gelée et pâte d’azeroles

pot confiture.jpgA la suite de l'article paru le 15 octobre sur l'azerolier, vous avez été très nombreux à demander la recette de Lilou Clary.

Voici les deux recettes, gelée et pâte, confiées par Lilou.

Ingrédients : 1 Kg 500 d’azeroles - 4 l  d’eau

Matériel : 1 grande bassine ou un chaudron - 1 cuillère en bois et une louche - pour la 1ère pression : 1 grand mouchoir en fil ou en lin que vous aurez trouvé dans l’armoire de Mémé (à défaut un collant dont vous aurez enfilé une jambe dans l’autre pour le rendre plus résistant) - pour la 2ème pression : un morceau de gaze de 37 cm x 37 cm. 

Pour faire la gelée : Bien laver les azeroles pour éliminer la poussière et les feuilles éventuellement cueillies par mégarde. Dans une bassine ou un chaudron mettre les azeroles, les couvrir d’eau (4l pour 1 kg 500 de fruits) et les faire cuire pendant 1 heure 20mn à feu vif. L’azerole sera cuite lorsqu’elle aura pâli et s’écrasera entre vos doigts. C’est à ce stade-là que votre patience risque fort d’être mise à rude épreuve ; mais restez zen, la gelée se mérite.

Prélevez aussitôt les azeroles par petites quantités et pressez-les dans le mouchoir en fil en tordant : il sort une substance un peu épaisse et lisse – la pectine – dont vous ne devez pas perdre 1 gramme. Mettez-la au fur et à mesure dans un récipient ; réservez dans un autre récipient la pulpe restante. Lorsqu’il ne reste plus d’azeroles, transvasez soigneusement le jus de cuisson, car il reste souvent au fond quelques petites impuretés.

Rincez bien la bassine. Pesez-la, puis versez-y le jus de cuisson  auquel vous aurez ajouté la pectine recueillie. Pesez le tout et mettez 700g de sucre en poudre pour 1 kg de liquide (vous aurez préalablement révisé votre règle de trois).

Mélangez bien pour faire fondre le sucre et mettez à cuire à feu vif pendant 20mn. Arrêtez le feu et laissez refroidir ; puis reprenez la cuisson, toujours à feu vif, jusqu’à ce que le jus s’épaississe en prenant sa belle couleur rosée ee se mettant à chanter : d’abord à petits bouillons puis avec des bulles plus grosses ; à ce moment-là vous saurez reconnaître la cuisson au nez ; toutefois pour être sûr(e), versez une petite quantité dans une soucoupe plate : avec une cuillère en bois (ou avec votre doigt) faites un trait au milieu ; si le trait reste bien visible, votre gelée est prête à mettre en pots. Pour remplir les pots sans vous brûler, tenez-les dans un torchon mouillé. Laissez refroidir à l’air ; le lendemain matin, fermez les pots.

 Pour faire la pâte : Réchauffez dans un peu d’eau le reste de la pulpe que vous avez réservée et repassez-la dans la gaze dont la trame est moins serrée en tordant : vous recueillerez ainsi la pulpe que vous pèserez et à laquelle vous ajouterez 600g de sucre par kg.

Remuez bien avec une cuillère en bois tout au long de la cuisson : 12 mn environ pour avoir la confipote, - 21 mn pour avoir la pâte plus sèche que vous étendrez au couteau sur une surface plate style planche à découper pour la laisser sécher et ensuite la déguster sous forme de bâtonnets.

Bonne cueillette…

08:24 Publié dans Cuisine/Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : gelée, recette |  Facebook | | |

15/10/2011

Saint-Césaire - Qui connaît encore l’azerolier et son fruit la pommette ?

DSC01268 (Copier).jpgOscar, petit-fils de Lilou Clary, est bien décidé à perpétuer la tradition.

L’azerolier, du nom savant de crataegus azarolus, est un arbrisseau, atteignant tout de même la taille d’un arbre en vieillissant, très répandu dans notre garrigue. Lui qui dans le patrimoine nîmois était aussi connu que l’olivier, le platane ou le micocoulier, est aujourd’hui injustement oublié. Et pourtant ! A la fin janvier il blanchit nos collines et les fruits rouges dont il se pare en automne ont fait le régal de nos parents et grands-parents.

la Nîmoise Lilou Clary veut le réhabiliter pour son appartenance au patrimoine et surtout sa beauté et les vertus que possède son fruit, l’azerole. « Quand nous étions petits, c’était notre arbre de prédilection à la rentrée scolaire. Celle-ci s’effectuait au début du mois d’octobre, au moment où les azeroles sont bonnes à cueillir, ce qui nous occupait le jeudi. Malheureusement de nos jours, seules les personnes âgées connaissent encore les "azoroles", comme on dit à Saint-Césaire, et leur goût un peu acidulé. » Pour Lilou Clary, le fruit appelé aussi pommette aurait plus de vitamines qu'un citron ou une orange. « On peut déguster ce fruit sur l’arbre ou en faire des gelées d’une couleur extraordinaire : un rose translucide qu’un sommelier qualifierait de cuisse de nymphe émue. Ces gelées ravissent mes petits-enfants. Elles demandent un peu de savoir-faire que je voudrais voir transmettre aux jeunes générations. »

Elles ravissent surtout Oscar, le petit-fils de Lilou Clary, qui a commencé son apprentissage dans la pure tradition : « Je me régale le matin avec les tartines de mamie. La gelée avec du beurre sur du pain frais, ça vaut un croissant ! » Un bonheur que mamie ne voudrait pas voir disparaître, prête à  donner ses recettes pour le perpétuer.

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15:24 Publié dans Traditions | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : azerolier, pommette, gelée |  Facebook | | |

12/10/2011

Saint-Césaire - La fête pour tous

photo 1.jpgChristiane Gras, à droite, était de la fête.

Deux fois par an la municipalité, en partenariat avec les forains, offre un après-midi de bonheur aux jeunes handicapés. Le mercredi 5 octobre, la fête foraine s’ouvrait à eux avec tous ses jeux, ses manèges et autres confiseries. C’est tout un moment d’émerveillement qu’ils savouraient.

Christiane Gras, conseillère municipale déléguée aux personnes handicapées, était  heureuse de cette initiative : « Cette action s’inscrit dans le cadre des ateliers du handicap qui ont pour finalité l’intégration et l’accessibilité à tout pour tous. Ici, je tiens à remercier la générosité des forains qui permet à ces enfants d’accéder à tous les jeux. » La joie étalée sur tous les visages de ces jeunes était le meilleur de tous les remerciements auxquels les organisateurs et forains pouvaient prétendre.

10/10/2011

Midi Libre à nouveau dans les kiosques

Après deux jours de grève suivie par une large majorité de journalistes de la rédaction, votre Midi Libre est à nouveau dans les kiosques. 

Pourquoi ce mouvement inédit par son ampleur et suivi dans toutes les rédactions ?

Il intervient après la présentation d’un plan d’actions qui prévoit la suppression de 68,2 postes dont 51,5 pour la rédaction. Au total, le plan des Journaux du Midi conduirait à la suppression de 158,2 emplois pour les cinq sociétés du groupe.

À la rédaction, ces réductions d’effectifs toucheraient particulièrement les reporters photographes dont le nombre passerait de 27 à 9 ainsi que les secrétaires de rédaction et les personnels rattachés aux rédactions. Ces annonces violentes ont été jugées inacceptables car elles conduisent inéluctablement à une réduction du périmètre de diffusion du titre et préfigurent une réorganisation dans laquelle la qualité de l’information servie chaque jour sera immanquablement revue à la baisse, plus considérée comme LA priorité du journal imprimé.

Autant de reculs que les journalistes mobilisés depuis vendredi ont décidé de refuser en se mettant en grève. Hier, lors d’une nouvelle assemblée générale, une courte majorité s’est toutefois prononcée pour la suspension du mouvement après que le représentant des actionnaires et président du conseil de surveillance, M. Pierre Jeantet, s’est engagé à refondre en profondeur le plan initial. Une rencontre avec les représentants des journalistes est programmée jeudi. D’ici là, la rédaction mobilisée adresse de sincères remerciements à tous ceux, lecteurs, commerçants, élus, qui lui ont adressé des messages de soutien et d’amitié dans cette période difficile.