Accueil Nîmes Saint Césaire | Tous les blogs de Nîmes | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami


01/08/2011

Mas de Cheylon - Les jardins ouvriers permettent une évasion à petit prix

Robert Atsmane à gauche Joël Favre à droite 1.jpgRobert Atsmane (à gauche), employé de l'association et son vice-président Joël Favre (à droite).

Sur la route du mas de Cheylon, en allant vers La Bastide, quelques haies bien taillées laissent entrevoir un petit havre de paix, mais il est  difficile d’imaginer que derrières celles-ci  245 jardins occupent une superficie de 9ha.

Lorsque Théophile Tholozan créait en 1901 les 110 premiers jardins ouvriers de Nîmes , à la route d’Arles, il espérait certainement que son idée prendrait de l’ampleur. C’est ce qui c’est produit en 1972, date de la création des jardins du Mas de Cheylon. Aujourd’hui Claude Nebeker est président de l’association, mais c’est  Joël Favre,  vice-président et responsable de cette zone ouest, que nous avons rencontré.

Qu'elle est l'utilité de cette association ? « Ces jardins ouvriers sont remarquables pour différentes raisons : il y a le côté ludique, on est heureux de pouvoir ramasser la récolte qu’on a suée, mais il y a aussi le côté qu’on pourrait appeler indispensable. Compte tenu du coût de la vie toujours plus cher, nombreux sont ceux qui cherchent un jardin pour pouvoir faire leur production mais aussi s’évader dans la nature sans partir de chez eux, car il n’en ont pas toujours les moyens. Ici ils partagent de temps en temps un bon repas et oublient leurs soucis pendant quelques heures. »

Qui sont demandeurs ? « On compte environ 35 % de retraités, 30 % d’ouvriers, 10 % de demandeurs d’emploi. Mais on peut parler aussi de mixité sociale, car dans le pourcentage restant on trouve aussi des artisans ou commerçants. Le problème financier que j’évoquais se traduit aussi par les demandes de plus  en plus nombreuses de femmes, mères de familles. » 

Les jardins sont bien entretenus, n’est-ce pas difficile de faire respecter le règlement ? « Nous sommes stricts sur son application. Robert Atsmane, employé de l’association veille à ce qu’il ne soit pas fait n’importe quoi. Ces parcelles sont faites pour du potager. En cas de manquement aux règles, nous sommes appelés parfois à prendre des décisions drastiques comme le non renouvellement de l’adhésion, mais c’est rare. »

Le coin doit être très recherché ?  « Chaque année les inscriptions se font sur place le premier samedi de septembre, mais  on ne peut pas satisfaire toute les demandes. Malheureusement le bonheur simple est aussi très recherché. »

Jose Cano 2.JPGJosé Cano, un jardinier heureux. 

Commentaires

c'est vrai que les jardins ouvriers de la route d'Arles, qui sont les seuls que je connaisse sont super bien pour s'aérer cultiver et passer de bons moments. petit bémol: les places sont rares et c'est dommage! mais bonne continuation à tous et à toutes et profitez-en bien!

Écrit par : sylyas | 02/08/2011

J'ai toujours été admirative devant la démarche des jardins ouvriers. Non seulement parce qu'elle représente un rapport sain entre l'homme et la terre mais aussi parce que, comme vous le dites dans votre article, elle permet une mixité sociale de bon aloi où la sueur de tous les fronts, toutes origines sociales confondues, crée un ciment humain formidable.
Nous avons beaucoup de leçons à tirer de ce travail de la terre, fierté et nourriture de nos aïeuls pour lesquels les mots de partage et de solidarité voulaient dire quelque chose ....
Aujourd'hui ce travail permet, au delà du plaisir de "travailler" la terre nourricière, de nourrir à moindre frais sa famille tout en prenant le plaisir de la communion avec la nature.
En cela, l'objectif de ces jardins est atteint. Bravo !

Écrit par : Lola | 02/08/2011

je desirerais avoir un jardin comment je doit faire

Écrit par : adam | 03/08/2011

Les commentaires sont fermés.