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23/04/2017

Plaine du Vistre - La mare aux anguilles des anciens

DSC08238 (Copier).JPGJean Bonfils, une mémoire de Saint-Césaire

La plaine nîmoise appelée plaine du Vistre et de Saint-Césaire, située autour de la route de Générac, entre l’autoroute et le chemin dit « des Canaux », a toujours été connue comme la plaine agricole de Nîmes. Rien ne pourrait la démarquer d’autres terrains agricoles si elle n’avait pas une histoire à raconter aux nîmois et particulièrement aux Saint-Césairois.

Jean Bonfils est avec ses 97 printemps le doyen de Saint-Césaire, représentant d’une des quelques familles qui ont marqué et marquent toujours l’histoire de Saint-Césaire. Les lieux n’ont pour lui aucun secret et c’est avec l’œil toujours aussi malicieux qu’il en dévoile un secret : « C’est parmi ces terres que nous venions à bicyclette nous distraire avec Louis Angelras. Les loisirs n’étaient vraiment pas nombreux à l’époque, nous avions quatorze ou quinze ans. Nous avons découvert un plan d’eau, créé autour du ruisseau qui longe la route de Générac face à l’actuelle zone commerciale, où foisonnaient les anguilles et quelques poissons tachetés de rouge dont il valait peut-être mieux ne pas en connaître le nom. Anguilles et poissons ne sont plus là, il faut dire qu’à l’époque pollution n’était pas un mot à la mode. Très souvent nous venions en pêcher pour en régaler nos papilles et celles de nos parents. Ce lieu nous paraissait magique car il y avait le calme, la fraîcheur et (rires) la nourriture ».

Si l’endroit a changé jean Bonfils n’en n’est pas nostalgique pour autant. « Les choses évoluent. J’ai connu dans ma jeunesse deux domaines, celui appelé aujourd’hui Mas de Galoffre et celui de la Bastide de la famille d’Oriola dont Pierre a été champion olympique d’équitation. Aujourd’hui, des constructions sont apparues ainsi qu’un camping avec un restaurant très animé, le centre de formation de Nîmes-Olympique, le centre équestre Tour magno gardiano et autres. Tout cela amène beaucoup de vie et… il faut suivre le cours de la vie. Je suis heureux et reste optimiste car il paraît qu’il y a toujours des anguilles et des poissons dans la Sibelle, l’autre ruisseau du coin, près du Vistre ».

15/04/2017

La Bastide - Un sixième concours open

DSC07758 (Copier).jpgL'épreuve du tri de bétail.

Dimanche 23 avril, la Tour Magno Gardiano organise la 6e édition du concours open. Cette manifestation, organisée par de véritables amoureux du sport équestre et de la monte camarguaise en particulier, avec toutes les traditions qui l’accompagnent, est devenu le rendez-vous incontournable des cavaliers qui aiment s’affronter dans des épreuves aussi différentes que le tri de bétail de Camargue, la maniabilité et le parcours de pays, avec passage de la gase.

Loris Piton, le jeune vice-président de l’association, est déjà fébrile malgré l’expérience acquise : « C’est une manifestation qui est avant tout place à la convivialité et  aux rencontres. Pas moins de trois cents personnes sont attendues pour cette journée qui s, l’organisation est importante ».

Le concours se déroulera sur le site du club, à la Bastide, route de Générac, à partir de 8h 30. Le parking, assuré, est gratuit.

Contact : Loris Piton, tél. 06 42 58 98 91.

14/04/2017

Pissevin - Une aire en terre battue a été refaite

DSC00222 (Copier).JPGL'espace a retrouvé une belle image.

L’aire en terre battue située derrière l’immeuble Le Béarn, avenue des Poètes, a fait peau neuve. Ce grand terrain municipal est surtout utilisé comme parking par les riverains. Au fil du temps, les ornières et gros cailloux lui conféraient un aspect dangereux de terrain abandonné. La Ville a remédié au problème. Désormais, c’est un espace entièrement refait en stabilisé qui attend les riverains, ravis de l’initiative.

Puech du Teil - Une source à 98 mètres d'altitude

DSC00220 (Copier).JPGDeny Jean et Jean Pellequier devant la source.

Entre Jean-Jaurès et Pissevin, le quartier Puech du Teil a toujours été recherché pour son calme et son côté résidentiel. Tout en haut de ses rues, à 98 mètres d’altitude, se trouve une source qui pourrait servir d’emblème à cette quiétude et douceur de vivre.

Au fond d’une grotte l’eau est bien présente en permanence. Sa présence, au sommet d’une colline est étonnante. « Il semble que le volume de roches fissurées qui domine la source soit suffisant pour retenir l’eau de pluie et l’alimenter », explique Deny Jean le président du comité de quartier. Des recherches sur sa création laissent entendre qu’il a eu « une activité humaine pour agrandir la grotte et aller chercher l’eau où elle est permanente, bloque par un niveau marneux imperméable sous-jacent ».

De tout temps elle a été signe de vie pour l’homme et encore dans une période récente, les mazetiers étaient nombreux, comme se souvient Jean Pellequier, un ancien de 87 ans qui connaît le quartier depuis son premier biberon : « Plusieurs de mes parents avaient des mazets. Ils venaient chercher ici l’eau pour les bêtes et l’arrosage mais aussi pour mettre leurs bouteilles au frais car l’eau y est froide. Pendant la guerre, nous étions quelques ados à venir nous y baigner, c’était la seule piscine disponible. »

Avec l’urbanisation, la grotte est abandonnée et laissée à l’abandon. « C’était devenu un dépotoir envahi par la végétation, poursuit Deny Jean. Il faut rendre un grand hommage à René Sapet, président du comité à l’époque, qui a mené une action décisive. Sur son initiative la source est restaurée en 1995, grâce à des bénévoles en collaboration avec les services de la Ville et le conseil général du Gard ».

Aujourd’hui le lieu est régulièrement entretenu par les services municipaux. Dans le calme, un arbre séculaire enraciné dans les roches semble veiller sur la source et sa superbe palette de couleurs. « Il fut la voir vers midi, quand le soleil plonge ses rayons jusqu’au fond de la grotte, l’image est féérique. On est vraiment bien ici ! », conclut Jean Pellequier dont le visage à la fois rêveur et nostalgique montre tout l’amour qu’il porte à sa source.

13/04/2017

Saint-Césaire - La colline du Moulin à vent, site sacré de Saint-Césaire

DSC00215 (Copier).JPGFrancis Brun aime se ressourcer sur la clline du Moulin à vent.

Sans la colline du Moulin à vent, Saint-Césaire n’aurait pas vu le jour. Francis Brun, le président de l’association du Patrimoine de Saint-Césaire, nous présente ce site remarquable. « Saint-Césaire est chargé d’histoire grâce à cette colline qui culmine à 80 m. Le village s’est construit à ses pieds, à quelques hectomètres, sur l’actuelle place du Griffe, autour d’une source alimentée par les eaux qui en provenaient, l’eau étant la vie. »

La colline possède bien des atouts. Elle reste le dernier lieu naturel du quartier, adorée par ses habitants qu’elle domine, offrant un havre de paix avec un espace naturel arboré de multiples essences. Pins parasols, azeroliers, arbre en voie de disparition mais encore présent ici, végétation de garrigue, tout offre l’image d’une carte postale. « C’est le lieu emblématique des Saint-Césairois, leur colline sacrée, poursuit Francis Brun. Elle a été et sera toujours le terrain de jeux des petits et le lieu de promenade, de rencontre et de farniente pour les plus grands. Combien d’adolescents y ont connu leurs premières émotions amoureuses ? Elle est une suite du cordon des collines environnantes, je l’ai baptisée la 8e colline de Nîmes. »

Le site est aussi remarquable par sa composition géologique. Il est en grande partie calcaire, la chaux en était extraite pour les bâtis, d’ailleurs on trouve ici le seul four à chaux existant encore sur Nîmes, datant du XIXe siècle. Il y a aussi des dépôts de type argileux colorés comme la bauxite: « Cette présence serait liée à l’époque où la mer était présente. »

La dénomination de Moulin à vent vient de la construction érigée à son sommet. « Il semblerait que ce soit un ancien moulin à huile, compte tenu du nombre important d’oliviers qu’il y avait, précise Francis Brun. Ce qui est à peu près sûr c’est qu’il a servi de relais au télégraphe Chappe, sur l’axe Nîmes - Bordeaux. »

On l’a bien compris, cette colline est l’âme de Saint-Césaire, que tous les habitants veulent garder et Francis Brun en premier : « C’est un lieu à préserver absolument dans son intégralité et intégrité actuelle, on lui a suffisamment porté atteinte. Elle est partie intégrante dans le dossier de candidature de Nîmes pour l’Unesco. Il y a eu des promesses de la part des élus, mais elle n’est pas classée officiellement en espace naturel. La personne qui prendra cette décision fera l’unanimité de tous. »

Kilomètre Delta - BGM travaille dans l’ombre pour mettre les événements en lumière

DSC00316 (Copier).JPGFabrice Billotta, deuxième à droite et son équipe.

Vingt et un ans au service de la perfection visuelle et sonore pour tout genre d’événement, voici ce que savoure avec son équipe Fabrice Billotta, un des fondateurs et aujourd’hui patron de BGM, entreprise nîmoise appelée à gérer la partie technique et logistique de nombreuses manifestations. Illumination des Arènes à Noël, féerie des eaux en 2013 avec les danseurs de l’école Maurice Béjart, inauguration de l’espace AEF et bien d’autres, le savoir-faire de BGM est omniprésent. Combien de Nîmois extasiés par ces spectacles savent que les techniciens « magiciens » de cette entreprise sont à l’origine de telles prouesses techniques ?

« Quel que soit l’événement et son importance, concert, meeting politique ou gala de danse, il faut qu’à l’heure dite tout soit prêt, explique Fabrice Billotta. Nous n’avons pas le droit à l’erreur. Notre entreprise, labellisée, emploie les quatre mêmes personnes depuis toujours et reste à taille humaine. Nous avons gardé notre entité, c’est ce qui fait notre force. En vingt et un an une grande confiance s’est instaurée avec nos partenaires, pour la garder il nous faut sans cesse nous remettre en question, investir et innover ».

BGM est de toutes les fêtes, de la Feria à celle de la Musique, mais aussi dans ce qui touche le corporate, c’est-à-dire la vie des entreprises ou associations, en assurant la partie technique de colloques, séminaires, galas. Son savoir-faire est reconnu au-delà de nos frontières. « Nous avons déjà organisé l’éclairage de l’abbaye de Westminster à Londres ou la présentation mondiale à Almeria d’un nouveau pneu Michelin. La plus importante mission à laquelle nous avons fait face reste la mise en place technique de la réception des principaux clients mondiaux d’Aréva, à Tricastin. Cinquante intermittents nous ont épaulés pour aménager entièrement la salle de 3 000 m2, de la vidéo au son en passant par le chauffage », poursuit Fabrice avec un large sourire. Autant que les compétences, ce sont passion et volonté qui l’animent ainsi que toute son équipe.

C’est le même état d’esprit qui est demandé aux intermittents du spectacle qui sont appelés suivant l’importance de la manifestation, avec un maître-mot, le sourire. Pour des questions de fonctionnalité, l’entreprise a quitté ses locaux de l’avenue Maréchal Juin, pour ceux du Km Delta.

BGM, 222 rue Etienne-Lenoir, tél. 04 66 84 39 34.

12/04/2017

Saint-Césaire - Patrimoine : entre satisfactions et craintes

DSC00267 (Copier).JPGDes habitants attentifs aux explications de Francis Brun.

Des satisfactions et une grande crainte, c’est le constat établi par Francis Brun, président de l’association du Patrimoine de Saint-Césaire, lors de l’assemblée générale du mercredi 23 mars, dans la salle municipale rue de Mascard.

« En 2016 la célébration des 80 ans de l’école primaire a été une véritable réussite. Le gros travail fourni pour rassembler et mettre en évidence tous les documents reçus a porté ses fruits. Que de retrouvailles émouvantes ce jour-là ! Le circuit historique de Saint-Césaire a vu deux plaques apposées sur les écoles maternelle et primaire. »

L’association a également proposé un genre nouveau avec, en octobre, une vidéoconférence sur le village au temps de diligences. « Cette première a connu un franc succès et nous envisageons de lui donner une suite, pourquoi pas sur le thème du miel dans le Gard », explique Francis Brun, avant de poursuivre : « Le programme 2017 s’annonce chargé. Je constitue une collection d’archives sur l’histoire du village et suis toujours à la recherche de documents. Je lance encore un appel à ceux qui en possèdent. Le parcours historiques verra trois nouvelles plaques. Nous allons fêter les 25 ans de notre association sur un thème cher à tous les Saint-Césairois : la sauvegarde du site de la colline du Moulin à vent ».

Et c’est bien là que se situe la crainte de tous les habitants. « Il faut préserver cette colline, l’âme du village grâce et au pied de laquelle il s’est construit, en l’état et dans son intégralité. Il faut qu’elle soit classée en zone naturelle. Le dossier est en cours depuis longtemps mais rien n’avance. Après la fin de non-recevoir de la part de l’Office national des forêts (ONF), la superficie à classer n’étant pas assez importante, il reste la décision municipale pour intégrer cette protection dans le cadre du Plan local d’urbanisme (PLU). Tous les élus que nous avons rencontrés se sont dits favorables, mais aucune décision n’a été prise. Nous venons d’adresser un courrier à Jean-Paul Fournier ».

Il semble que sur ce dernier point le temps presse car certains habitants ont fait part de rumeurs de constructions possibles et autres chamboulements. Ce lieu magnifiquement arboré de multiples essences, seul espace naturel qui propose un réel intérêt au quartier est à leurs yeux en danger, ils sont prêts à se mobiliser coûte que coûte.