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12/11/2017

Saint-Césaire - L'église, écrin d'un concert exceptionnel

DSC01847 (Copier).JPGL’église de Saint-Césaire a servi une nouvelle fois de décor à un concert exceptionnel. Georges Gabarel, organiste et pianiste nîmois reconnu, aime ce lieu « très agréable ». Chaque année il y organise un événement avec des artistes de grand talent.

Cette année, dimanche 5 novembre, c’est accompagné de Catherine Firmin, soprano et Alain Dumas, trompettiste, qu’il a présenté son concert soprano, orgue et trompette. Si Alain Dumas s’était déjà produit dans cette église romane, Catherine Firmin découvrait le lieu : « Cette petite église est merveilleuse. On est près du public et l’acoustique est bonne ». Pour le père Cauvas, curé de la paroisse, la venue du trio est toujours un événement : « Nous sommes honorés de leur présence et ravis que ce lieu exceptionnel du Moyen âge accueille un grand moment de musique et chant, pour le plaisir des Saint-Césairois et Nîmois ».

Le nombreux public était conquis dès l’interprétation des premières œuvres, depuis la tribune avec l’orgue à tuyaux réalisée par Bertyl Soutoul, en trio pour Sound the trumpet de Purcell, puis avec un formidable Alain Dumas pour Prince of Denmark’s march qui a reçu une ovation tout comme Catherine Firmin, dont la qualité vocale est hors du commun, interprétant Vidit suum dulcem natum (Stabat mater) de Pergolesi. Le ton était donné, la suite du concert a vu le trio rejoindre le chœur de l’église, Georges Gabarel passant à l’orgue synthétique, pour des œuvres de Mozart, Haydn, Bach, Campra, Rimsky-Korsakov, Haendel,Fauré, Stanley, Gounod, Schubert et Franck.

L’intensité de l’interprétation et les réelles émotions qu’elle créait ne faiblissaient pas, pour le plus grand bonheur du public, prouvant une nouvelle fois que les meilleurs concerts ne se déroulent pas forcément dans les grandes salles.

 

08/11/2017

Puech-du Teil - Ils se souviennent de leur quartier

DSC01805 (Copier).JPGJean Laval, septuagénaire, se souvient :« Mes parents ont construit en 1953 cette maison dans laquelle j’habite depuis toujours. L’impasse du Vallon n’était ni une rue ni habité. Douze agents EDF, entreprise dont mon père faisait partie, ont eu l’opportunité de construire ici. Le terrain choisi par mes parents possédait le seul arbre du coin, un noyer, aujourd’hui bicentenaire et très productif. Pour nous enfants, le lieu était un paradis : champs verdoyants et collines boisées avec mazets  constituaient notre horizon à perte de vue. Les puits naturels y étaient nombreux, l’impasse était à l’origine un petit cadereau. Un des derniers, toujours alimenté, se trouve au bas de la rue du Vallon.

Suivant les saisons, on allait faire les asperges, poireaux, pissenlits. L’été c’était la trempette à la source ‘Puech-du-Teil’. On s’y rendait en empruntant un escalier en terre. Le château de la rue Mourgues était le phare du quartier. A côté se trouvait le foyer Hubert-Pascal, qui n’était pas occupé et qui constituait notre espace d’occupations, avec ses structures de jeux en bois et grands bacs avec robinets d’eau où on s’aspergeait.

Plus grand, j’allais à la fête votive de Saint-Césaire, très courue à l’époque, en traversant tout cet espace naturel, il n’y avait ni stade, ni collège, ni quartier Pissevin. Dans les années 1960, la municipalité avait projeté la construction d’un boulevard périphérique sur le tracé de l’impasse du Vallon. Devant la vive contestation des habitants, ce projet a été déplacé vers un lieu connu de tous car il s’agit de l’actuel boulevard Kennedy. »

 

DSC01820 (Copier).JPGJean Pellequier est âgé de 87 an, il raconte. « J’habitais avec mes parents rue Isabelle, mais la tradition voulait qu’on se retrouve tous en famille pour passer le samedi et le dimanche au mazet. Mon oncle et mon parrain en possédait chacun un ici, sur la colline Puech-du-Teil. C’était vraiment une autre époque : pas d’eau courante, une citerne d’eau de pluie était la seule réserve, pas d’électricité, les lampes à pétrole et bougies servaient à nous éclairer. Ces week-ends étaient mémorables, avec des tablées immenses, anchoïade, omelette et île flottante constituant l’invariable menu. Pour nous les gamins, les parties de boules alternaient avec celles de croquet. Nous étions heureux.

Les mazets avaient des bancèls, terrasses aménagées en cultures avec oliviers et quelques céréales. Je me souviens de l’octroi qui se trouvait au bout de l’actuelle rue Henri-Revoil car au moment de la cueillette des olives il fallait y payer la taxe obligatoire pour toute marchandise entrant dans Nîmes.

J’ai aussi en mémoire le crash d’un monomoteur de l’armée sur la citerne de mon oncle, en 1938, créant la panique. Les voisins curieux, se présentaient comme propriétaires du lieu pour entrer et voir. Durant la guerre, la colline à servi de refuge aux maquisards. En haut on dominait tout Nîmes et ses environs. Aujourd’hui tout a changé. »

Saint-Césaire - Ils se souviennent de leur quartier

DSC01795 (Copier).JPGCamille Siviragol, 80 ans

« Saint-Césaire est ma vie pour y être née, place de la Table de pierre, m’y être mariée avec Jean-Claude que j’ai connu à l’école primaire et y vivre. Les soirs d’été les gens blaguaient devant chez eux jusqu’à point tandis que nous, les minots,  on s’amusait. J’ai connu les belles distractions de l’époque, désuètes aujourd’hui : le café du Commerce faisait ‘cinéma’ une fois par semaine et organisait le bal masqué auquel parents et enfants arrivaient déguisés. C’était une véritable ambiance familiale. La fête votive était attendue comme le messie, comme le ‘balèti’ sur la place près de la gare et du passage à niveau. J’ai ensuite tenu le magasin de primeurs rue de la Vieille-école, il y avait 17 commerces, je connais tout Saint-Césaire. Pour se rendre à Nîmes, outre la bicyclette, le train était le moyen de transport utilisé avant l’arrivée des bus vers les années 1950. C’était vraiment une belle période ».

DSC01640 (Copier).JPGGinette Gasquel, 82 ans

« Mes grands-parents ont été gérants de la cave coopérative dès sa création, en 1925, puis mon père a pris le relais, innovant avec la création de la vente au détail. J’y ai été secrétaire jusqu’en 1989, Jean Bonfils en était le président. Les vignerons étaient nombreux. Les vignes, olivettes et mazets qui constituaient le décor du quartier ont commencé à disparaître avec la création de la zone industrielle. Il en a été de même pour les lieux de promenade comme le chemin des Moutons, vers l’avenue Kennedy d’aujourd’hui. L’image que je garde du passé reste le rendez-vous annuel du 15 août, avec la fête votive que tout le monde attendait et qui durait huit jours, le café de la Gare et celui du Commerce se partageant l’animation. Les courses de taureaux avaient lieu sur le champ de Roure, l’actuel parking Gaston-Lessut, des charrettes faisant office de barricades. C’était une autre époque ».  

IMG_2850.JPGFrancis Brun, septuagénaire

 « Je vis ici depuis toujours avec mon épouse Josette connue à l’école primaire. Mon enfance a été marquée par l’atmosphère de convivialité et de solidarité qui régnait, l’échange se faisant dans la rue ou les commerces, très nombreux. On vivait au rythme de la campagne. Il y avait beaucoup de vignerons et l’époque des vendanges était très animée. La gare SNCF était un centre d’activités très important notamment pour les marchandises, avec son centre de réception de citernes de vin et les bestiaux. Les vaches et bœufs y étaient débarqués avant de rejoindre les abattoirs situés près du Jean-Jaurès. Les bouviers les encadraient, à pied, sur le chemin longeant la voie ferrée. C’était pour nous, gamins, comme une abrivado et quand une bête s’échappait c’était le grand spectacle. Nous nous sommes sentis privilégiés avant de devenir victimes de l’évolution sociétale et l’expansion urbaine. On a été étouffés, c’est un grand regret. »

01/11/2017

Saint-Césaire - Quatre bénévoles honorés

DSC01733 (Copier).JPGJean-Paul Fournier en compagnie des bénévoles.

C’est dans la salle du conseil municipal qu’a eu lieu, samedi 7 octobre, la cérémonie de clôture de la Semaine bleue mettant à l’honneur les seniors.

Riche en activités diverses, cette semaine met aussi à l’honneur tous les bénévoles, retraités pour la plupart, qui donnent de leur temps pour organiser ces activités et permettre qu’elles se pérennisent. Jean-Paul Fournier, maire de Nîmes, a tenu à récompenser certains de ces bénévoles méritants en remettant à chacun une médaille et un cadeau.

Parmi les neuf personnes mises à l’honneur, quatre membres d’associations de Saint-Césaire et du Mas Roman ont été cités pour leur engagement bénévole au profit de chacun et l’action qu’ils mènent pour tisser le lien social, ne ménageant pas leurs efforts tout au long de l’année auprès de la population en général et des seniors en particulier.

Ainsi, Anne-Marie Talagrand, Camille Siviragol et Léon Chabaud du club des Violettes ainsi qu’Yves Charlot, président du Clos des Coqs et membre du comité de quartier se sont vu honorés par cette distinction. Tous ont exprimé avec émotion la joie qu’ils ressentaient mais surtout la ferveur qui les poussait à être au service des autres. Cette manifestation restera un excellent souvenir pour eux.

31/10/2017

Saint-Césaire - Les lycéens de Jules-Raimu au grand coeur

DSC01825 (Copier).JPGTous ont participé à la course contre la faim.

Le lycée Jules-Raimu a organisé mardi 17 octobre, la course contre la faim, en partenariat avec l’association Action contre la faim. C’est avec Pierre Fournier, professeur d’EPS, que Françoise Cailleux, professeure de français, a orchestré la manifestation : « Avec cette course nous mettons en pratique les cours de citoyenneté dispensés durant l’année. Nous sensibilisons les élèves à ce qui nous entoure en mettant en avant les valeurs de respect, solidarité et surtout engagement. La course contre la faim a lieu en principe en mai, une période compliquée car les élèves participent à de nombreux stages. Comme nous tenons à participer à l’événement, nous l’avons organisé plus tôt pour le coupler avec la dictée Ela, qui a eu lieu lundi, renforçant ainsi cette sensibilisation ».

François Greisner et Alain Gautier, bénévoles de l’ACF délégation du Gard, avouaient leur satisfaction : « Nous prospectons les collèges et lycées pour qu’ils adhèrent à cet événement. Le lycée Jules-Raimu a la particularité de nous contacter tous les ans pour l’organiser. Avec cette course, les élèves sont acteurs et relais auprès de la société civile pour transmettre le message de la bonne cause. Les dons recueillis auprès des parrains des élèves financeront l’action 2018 de notre association dont le thème concernera les personnes déplacées dans les camps de réfugiés. »

C’est sur un parcours d’un kilomètre tracé dans le lycée que 240 élèves ont tenu à faire preuve de solidarité et générosité. Pierre Fournier reconnaissait que « la course est plus facile pour certains qui n’ont pas hésité à bien s’entraîner ». Patrice Barthélémy, proviseur du lycée mais aussi excellent sportif, souhaite « étendre cette action aux écoles de Saint-Césaire ».

Saint-Césaire - Les lycéens de Raimu, ambassadeurs de Ela

DSC01812 (Copier).JPGLucie Gauthier, Patrice Barthélémy, Laure Fochesato et Olivier Skenadji.

Tous les élèves du lycée professionnel Jules-Raimu ont fait cause commune avec l’association Ela (association européenne contre la leucodystrophie), lundi 16 octobre. Dans le cadre de la mobilisation contre cette maladie, une journée a été organisée par le lycée et ils se sont tout d’abord retrouvés dans la salle du réfectoire du lycée pour participer à la dictée Ela reprenant un texte de Leïla Slimani, prix Goncourt 2016.

Une excellente surprise les attendait avec la présence de Lucie Gautier, pongiste championne d’Europe qu’on ne présente plus, venue faire la lecture avec un peu d’appréhension : « Certes cela me rappelle des souvenirs, mais je suis plus à l’aise devant une table de ping-pong. Je me plie cependant avec grand plaisir à cet exercice, c’est pour une très bonne cause ». Olivier Skenadji, dirigeant de l’ASPC Nîmes, club de Lucie, est tout aussi ravi : « On a une section handisport au club, notre participation à cette journée prend tout son sens et c’est aussi une façon de faire découvrir le tennis de table. »

Car la deuxième partie de l’événement était plus sportive, comme l’explique Laure Fochesato, professeure et coordinatrice : « Nous allons chausser nos baskets et nous retrouver au club de la Cigale pour des échanges de balles avec Lucie qui nous fait l’honneur d’être là. Chaque année l’implication des élèves est forte et reconnue. Nous avons été invités avec deux élèves au prix Ambassadeurs Ela, le 7 juin à la Cité des Sciences et industries à Paris. »  Patrice Barthélémy, le directeur du lycée, voit dans cette journée « Un belle action pour sensibiliser les jeunes à la différence et aux maladies et qu’ils comprennent la chance qu’ils ont d’être en bonne santé et de pouvoir faire du sport. La dictée sera également proposée dans les classes, toute la journée. Notre participation comprend également une collecte de fonds. Comme chaque année, la recette d’aujourd’hui de la cafétéria sera reversée intégralement à l’association Ela. Cette action s’inscrit dans le Parcours citoyen de l’établissement ». Encore une fois les élèves de Jules-Raimu ont montré une belle image de solidarité.

19/10/2017

Saint-Césaire - Le moulin à huile Brunel ferme ses portes

Le « moulin des petits Nîmois », était ouvert depuis 1950. Repris par Anne Brunel, au décès de son père, il était le lieu incontournable des Saint-Césairois et habitants des alentours au moment du ramassage des olives. Kacem, le mari d’Anne, qui les accueillait avec sa gentillesse légendaire, avait expliqué tous les problèmes rencontrés depuis quelques années, mouche, climat, mauvaises récoltes, etc., mettant en jeu la survie du moulin (Midi Libre du 11 décembre 2016).

Depuis, Anne a eu la douleur de perdre son mari, cet été. Elle fait part de la fermeture du moulin : « Cette année le moulin n’ouvrira malheureusement pas pour la campagne. Nous avions commencé la remise aux normes électriques du moulin mais il restait encore beaucoup à faire. Le destin a décidé pour nous. Je souhaite remercier nos clients de leur fidélité, pour certains depuis plusieurs générations. »